Chapitre III — p. 122

(suite de la p. 121 — cf. renvoi de p093_fig15-gn23-cap-xxiii-kaph-minuscule-47-58 : « clef de 47.58 »)

Bien que j’aie réservé l’étude des lettres insolites : Majuscules et minuscules, du Canon Hébraïque, aux chapitres XI et XII, je vais vous expliciter, de suite, l’étonnant chapitre 23 de la Genèse, début du Ph R Sh « Hé = 5 », indicatif de l’Esprit. On lui donne le nom de cH Y Y Sh R H : « les vies de Sarah », qui nombre : 28.10.1 + 46.10.1 = 74.20.2. Or, il ne s’agira pas, un seul instant, de Sarah, mais du Messie !

Sarah est la seule femme de l’Écriture dont on indique l’âge de la mort, et aussi la seule, avec Esther, dont le nom est changé. Celui d’Esther, d’abord : H D Ss H = 29, comme : hA D M, Adam le pécheur, doublera en : hA Ss Th R = 58, nombre du Rédempteur. Sarah, elle, est morte à « cent an et vingt an et sept ans ». Le seul pluriel est à la fin, car le nombre est achevé. Ce n’est nullement « naïf », comme le croit Wogué, car le texte porte 8 « Shin » de suite… 8 correspond à la lettre cHet symbolisant le sépulcre. Mais surtout : 100+20+7 concrétise la vraie numération, celle qui conserve les valeurs, qui est parfaite en quantité et qualité.

Abraham vient pour pleurer Sarah, et le mot : pleurer est écrit ainsi :

W L B ᴷ Th H avec un petit Kaph²².

Cette graphie insolite est suivie d’une seconde anomalie graphique au verset suivant. Abraham pleure son mort : M Th W (alors qu’il s’agit d’une morte) et, tout au long des palabres avec les Fils de cHet, on parlera de son mort, au masculin. Quel est donc ce « mort » masculin qu’Abraham = Père élevé, Père Très-Haut vient pleurer ?

Une troisième anomalie : Abraham est appelé (verset 6) hA D N Y. Nom Divin, qui n’est jamais donné, dans l’Écriture, à un mortel ; sauf à Joseph (47.18) lorsqu’il personnifie le Seigneur à qui l’on doit tout donner. hA D N Y = 29.11.2 (tout comme hA D M = 29.11.2). C’est le Seigneur, à la droite de Y H W H.

D’après maints exemples, les esdraïques ont disposé de petites lettres (24 en tout) pour indiquer, entre autres, que l’on peut nombrer ou pas avec elles. Que va nous révéler ce Kaph minuscule ? cet hA W Th, ce signe-témoin, ce témoignage = ce sphinx, dirai-je ?

Avec le Kaph : W L B K Th H = 58. 22. 4 ⎫ Sans le Kaph : W L B ᴷ Th H = 47. 20. 2 ⎬ = 105 « gloire » de 14, du Noun !

(suite p. 123)

Vérification / notes projet ★★★★★

RÉSOLUT le point ⚠️ laissé ouvert en p093_fig15-gn23-cap-xxiii-kaph-minuscule-47-58 et affine p115_150-psaumes-amen-amen-78-adam-29-11-2-adonay.

MotBardetContrôle gematria_compute_efp
חיי שרה (« les vies de Sarah »)74.20.2✅ exact au chiffre près
הדסה (Hadassah, nom hébreu d’Esther)29✅ E exact, [29.20.2]
אסתר (Esther)58✅ déjà confirmé p. 113, [58.13.4]
ולבתה (« et pour pleurer elle », sans Kaph)47.20.2✅ exact au chiffre près — EFP complet de YHShWH
אדני (Adonay)29.11.2✅ exact au chiffre près, identique à אדם

Explication complète et vérifiée du « 47.58 » de la p. 93 : le dernier mot de Gn 23,2 (« et pour la pleurer ») porte un Kaph minuscule dans le texte massorétique. Selon qu’on le compte ou non dans le calcul ordinal :

  • Avec le Kaph (ולבכתה) : E=58
  • Sans le Kaph (ולבתה — lecture qui l’ignore) : E=47, soit l’EFP complet de YHShWH [47.20.2]

C’est donc bien une clef à double lecture intentionnelle, comme l’a annoncé Bardet : la lettre irrégulière (minuscule) sert de bascule entre deux valeurs théologiquement chargées. Pièce majeure pour le dossier « lettres irrégulières » du projet — Bardet formalise ici, en 1970, exactement le protocole que CLG appliquera aux majuscules/minuscules 50 ans plus tard (cf. Lettres-irregulieres-protocole-preenregistre_2026-08-31).

  • אדני = אדם = [29.11.2] exactement — confirme et clôt le doute noté p. 115 : ce n’est pas une approximation, c’est une identité EFP totale.
  • 58+47=105 = « gloire » de 14 (Noun) — Bardet introduit ici le concept de « gloire » comme valeur triangulaire T(14)=105, cohérent avec T(n) déjà établi p. 76.

Photo : IMG_20260901_134052.jpg · Voir l’original

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