Chapitre III — p. 115
(suite de la p. 114)
Je ne puis m’étendre. Observez simplement que le 4e et le 5e Livre ont été couplés. La finale des trois premiers est : Amen et Amen. Il n’y a que David pour employer cette expression ; partout ailleurs, il y a : hA M N hA M N = 78, comme Y H W H hA L H Y M. David, lui, redouble le Waw en Y H W V H… d’où un V consonne supplémentaire et l’indicatif 84 pour les deux Noms Divins de l’hA M N V hA M N = 84.
« David chante les deux Natures » et nous savons que Y H W V H = 32, insinue l’homme : hA Y Sh = 32. Ainsi : 84, ce sont les Deux Natures en puissance : celle du Dieu du Ciel, commun à tous les hommes, et celle du Dieu qui va s’incarner (I Shall be that I Will be) en chair de David = 14… D’où le nombre des Psaumes du Premier Livre : 41, son vis-à-vis. Notez qu’il n’est point intitulé : Premier Livre, comme pour les suivants. Il porte le titre général : Louanges : Th H L Y M, au début… comme la Genèse, où il n’est pas écrit : Premier Jour, mais Jour Unique… Th H L Y M a pour racine : 1. A la fin du Quatrième Livre, il est écrit : hA M N = 39, H L L W-Y H (=50) pour faire la liaison avec le Cinquième qui, lui, se termine par une doxologie de 13 (=1) Alleluia ! La boucle est bouclée. Alleluia et Amen sont les rares mots hébreux employés dans la liturgie chrétienne ; ils le doivent certainement à l’usage liturgique intensif des Psaumes.
Je vous laisse le soin d’observer les correspondances ; il y en a trop. Notez que le Psaume 78 marque le milieu du Psautier.
Signalons, cependant, le célèbre Psaume 110 (lire 1.10), spécifié : de David : L D V D = 26… On traduit (selon les Septante) « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : assieds-toi à ma Droite. » Il y a, en fait : « A dit Y H W H L hA D N Y, assieds-toi à ma Droite. » Deux mots tout à fait distincts sont utilisés. Un Rabbin comme Wogué traduirait : « l’Éternel à Mon Seigneur… » Verset 5, reprise : « Le Seigneur (hA D N Y) est à Votre Droite. » Or, hA D N Y nombre comme hA D M = 29. 11. 2 (vous mesurez, ici, le rôle des finales !). hA D N Y, c’est l’Homme-Dieu. C’est bien ce qu’a compris hA B R H M, qui l’a salué ainsi lorsqu’Il est venu le visiter (18.3) ; il a vu Trois hA N Sh Y M et il a salué Un (pluriel contracté). Les hA D N Y (qui est, d’ailleurs, un pluriel con-tracté). Les Talmudistes qui lisent : hA D N Y, là où il est écrit : Y H W H, affirment sans cesse l’Homme-Dieu… à leur dam.
(suite p. 116)
Vérification / notes projet ★★★★★
Vérifications gematria_compute_efp — tout concorde :
| Mot | Bardet | Contrôle |
|---|---|---|
| אמן אמן (Amen Amen) | 78 | ✅ exact (39+39) |
| אדם (Adam) | 29.11.2 | ✅ exact |
| הללויה (Halleluyah) | 50 | ✅ E exact (deuxième confirmation, cf. p. 100 note) |
⚠️ אדני (Adonay) — vérifié depuis p. 122 : gematria_compute_efp confirme אדני=[29.11.2], identique à אדם. Bardet avait raison au chiffre près ; les deux mots partagent l’EFP complet, pas seulement E.
- Y H W V H = 32 et hA Y Sh (l’homme) = 32 — encore une paire EFP/E à valeur partagée, dans l’esprit des convergences déjà relevées pp. 100/108/110/113.
- Le rapprochement talmudique Adonay ↔ Adam (« l’Homme-Dieu ») est une pièce théologique dense : Bardet y voit une preuve numérique implicite de l’union hypostatique portée par la substitution massorétique du Tétragramme par Adonay à la lecture.
- Ps 78 = milieu du Psautier — donnée structurelle à retenir.
Photo : IMG_20260901_134006.jpg · Voir l’original