Résurrection de l’Écriture (p. 82)

total 32 (de racine : 5, une fois de plus !) pour marquer le caractère tout spirituel de cette écharpe (fig. 21).

Mais quel prêtre catholique sait aussi que les 21 cierges obligatoires pour l’Exposition Solennelle et que les 26 cierges réclamés pour l’Exposition Très Solennelle du T. S. Sacrement proviennent de la liturgie primitive, hébraïco-chrétienne, du Shin et du Nom de Y H W H ?…

Quel exégète soupçonne pourquoi 13 épîtres se réclament explicitement de Paul ? ou pourquoi la « grosse dîme » (due au clergé) était de 13 % et non de 10 % (selon son nom) dans les autres cas ?

Toutefois, le Tétragramme perdu, restait la liturgie hébraïque adoptée, en grande partie, par les premiers Chrétiens, quasi tous Juifs. Il y eut donc continuité par les gestes, par la traduction des Septante, mais non par l’Esprit. Pas de judéo-christianisme possible ; il faut remonter à la source mosaïque. Ce qui causa la rupture, ce n’est nullement le fait nouveau de l’Incarnation mais la perte de l’ancienne Révélation mosaïque. « Tout est accompli »…

Nous devons conclure que les traditions complémentaires rapportées par L. Wogué et la Jewish Encyclopedia témoignent d’un fait réel. C’est bien à la mort de Shiméon le Juste (3e siècle av. J.-C.) que « la lumière s’est éteinte dans le Temple ». La signification théologique précise des quatre lettres du Nom de Y H W H, clef de la grammaire sacrée d’Esdras, a été enterrée avec Shiméon (de racine 9), tout comme le Temple sera, à son tour, définitivement détruit le 9 Ab 70. L’instauration des « couples », l’ignorance de Siméon, fils traditionnaire de Gamaliel l’Ancien, le témoignage même de Luc, selon lequel Siméon fut « averti par l’Esprit », nous permettent de comprendre pourquoi les Pharisiens ne reconnurent pas le Messie.

Dans ces conditions, quelle fut la responsabilité des Pharisiens ? Ou, plus exactement, des « Anciens, des grands prêtres et des scribes », selon l’ordre strict de génération : Père, Fils, Esprit, dans la prophétie expressément rapportée par Matthieu 16. 21, Marc 8. 31, Luc 9. 22 ²³ ?

Aveuglés par leur messianisme purement terrestre, ils n’étaient cependant point irresponsables. Ils connaissaient les Écritures par cœur, lettre à lettre, depuis leur enfance. Ils connaissaient les anomalies ; ils savaient qu’en elles résidaient les mystères les plus profonds. Au lieu de scruter la Loi et les Prophètes, auxquels Jésus ne cessait de les ramener, ils préférèrent s’énor-

(suite p. 83)

Notes projet ★★★

  • 21 cierges (Exposition solennelle) = le Shin ; 26 cierges (Exposition très solennelle) = YHWH — survivances liturgiques catholiques lues comme lettres-nombres (registre symbolique ; les rubriques du Caeremoniale varient — à vérifier avant tout usage public).
  • 13 épîtres pauliniennes = 13 (Un/Amour) ; la « grosse dîme » de 13 %.
  • Thèse : « ce qui causa la rupture, ce n’est nullement l’Incarnation mais la perte de la Révélation mosaïque » ; Shiméon « de racine 9 » (81) et le 9 Ab 70.
  • « Anciens, grands prêtres, scribes » = Père, Fils, Esprit dans l’ordre de génération (Mt 16,21) — la lecture trinitaire des triades.

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