Résurrection de l’Écriture (p. 81)
(2. 25 et sqq.), celui qui reconnut le Messie au Temple, lors de la Circoncision et entonna le « Nunc dimittis… » « Maintenant, ô Maître, Tu peux, selon Ta parole, laisser Ton serviteur s’en aller en paix, car mes yeux ont vu Ton salut » (Y Sh W chA). Quant à Gamaliel l’Ancien, il enterra chez lui le proto-martyr Étienne. Il empêcha la condamnation à mort des Apôtres (Actes 5. 34 et sqq.) ; enfin, devint Chrétien à son tour et martyr, avec son fils Abibon (martyrologe du 3 août). G M L Y hA L, veut dire : « Bienfait de Dieu ». « Quand il mourut, le respect de la Loi cessa, la pureté et la piété s’éteignirent », ose, quand même, écrire le Babli (Sotah 15. 18).
Second recoupement. Rabban Siméon connut par l’Esprit « qu’il ne verrait la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur ». C’est par l’Esprit, également, que Gamaliel reconnut le Christ dans le Crucifié — aidé par les confidences surnaturelles de son Père. Dans les deux cas, ce ne fut pas par la transmission directe et humaine du sens esdraïque.
Troisième preuve. Si Abibon se convertit, l’autre fils de Gamaliel, Siméon ben Gamaliel, ne le fit pas. Or, c’est à lui, précisément, que Gamaliel avait déjà appris la Tradition. Déclaré traditionnaire, il fut célèbre par son courage durant le siège de Jérusalem, et par son arrière-petit-fils : Juda le Nashi, rédacteur de la Mishna, c’est-à-dire de la Loi orale, mise par écrit pour la première fois. La casuistique en fut développée dans les deux Talmud : de Jérusalem et de Babylone, terminés, le premier fin du 3e siècle, le second fin du 5e, par un prétendu trente-neuvième traditionnaire… symbolique.
A cette époque, le sens du nombre 5 n’était pas encore perdu. Aussi le Talmud (et non la Thorah, comme l’écrit André Zaoui) transmet 613 préceptes, dont 248 affirmatifs et 365 défensifs. Il saute aux yeux que ces listes ont été élaborées lorsque l’on connaissait encore les deux spirations de l’Esprit : 248 et 365 ont, chacun, pour nombre racine : 5. Ces groupes de préceptes ne rappellent-ils pas les deux « Hé » du Nom Divin : Y H W H, comme il y a 5 vierges sages et 5 vierges folles ?
Aujourd’hui, il n’existe plus guère de rabbins qui connaissent l’exacte vertu des nombres, sauf pour le Nom Divin… Y H W H = 10 + 5 + 6 + 5 = 26, de racine : 8, conservé par les fils des franges des Ts Y Ts Th, de l’écharpe de prière (Nombres 15. 37 et 41), au nombre de : 8. Ces franges sont divisées par cinq nœuds, afin d’obtenir les torsades suivantes : 10, 5, 6, 5 ; ces 8 fils des Ts Y Ts Th (= 68. 23. 5), aux quatre coins, sont au
(suite p. 82)
Notes projet ★★★
- 613 = 248 + 365, racines 5 et 5 = « les deux Hé du Nom » — lecture par racines numériques des mitsvot ; 613 lui-même de racine 1.
- Les tsitsit encodent YHWH : 8 fils (racine de 26), nœuds séparant les torsades 10-5-6-5 — tradition juive réelle (les enroulements 7-8-11-13 ou 10-5-6-5 selon les rites) mobilisée comme survivance de la « vertu des nombres ». ציצת = [68.23.5] : 68 = ישעיהו (p. 43) = El en plénitude (CLG).
- La « 39e traditionnaire » symbolique ; Gamaliel = « Bienfait de Dieu » ; ישוע (Yeshoua, salut) évoqué dans le Nunc dimittis.
Photo : IMG_20260831_211424.jpg · Voir l’original