Résurrection de l’Écriture (p. 77)
Pour les chiffres suivants, la formule précédente les fournit aisément. Les Kabbalistes vont jusqu’à 36 arcanes (nombre d’hA N Sh), dont 22 majeurs et 14 mineurs. Notez que la « gloire » de 36… est, précisément : 666, indicatif d’Ishraélite pieux. C’est pourquoi : « 666, Nombre sacré, ne doit être employé qu’à bon escient. Il peut déclencher le retournement spirituel » (Hors-texte C).
La lumière s’éteint dans le Temple.
On peut déterminer, assez exactement, l’époque où la grammaire sacrée des lettres nombres a été définitivement perdue. D’après tous les témoignages concordants, ce fut à la mort de Shiméon le Juste. Le grand prêtre Shiméon, quand il entrait dans le Saint, chaque année, pour le Jour des Expiations, y trouvait « une personne en blanc qui l’introduisait dans le Saint des Saints et ressortait avec lui ». La dernière fois, l’apparition était vêtue de noir, l’introduisit mais ne ressortit point… Shiméon comprit le sens de cette disparition et mourut 7 jours après.
D’après le Grand Rabbin L. Wogué, ce Juste mourut vers 280 avant J.-C. Le second bec du chandelier sacré « continuait par miracle à brûler toute la journée ; ce miracle cessa après Shiméon le Juste », mort après être entré, une dernière fois, le Jour des Expiations, dans le Saint des Saints, donc après y avoir prononcé distinctement, en toute conscience, dix fois le Tétragramme. La Jewish Encyclopedia, de son côté (art. Siméon The Just), nous indique, d’après le Talmud (Traité Yoma), qu’après la mort de Shiméon « les hommes cessèrent de prononcer à haute voix le Tétragramme sacré ¹⁸ » : Y H W H. Elle attribue à Shiméon (Sh M chA W N = 81. 27. 9) sept miracles dont l’un concerne « la lumière dans le Temple » sur laquelle nous reviendrons (chap. V).
Il est toujours difficile de préciser historiquement, en la plupart des faits hébraïques, car nous sommes sur un plan figuratif. Néanmoins, Wogué voit juste en plaçant la mort de Shiméon le Juste vers − 280. La Jewish Encyclopedia fournit − 291 ou − 270 selon les chronologies. A son habitude, Maïmonide raconte des histoires. C’est bien Shiméon Ier, Grand Prêtre de − 310
(suite p. 78)
Notes projet ★★★
- 666 = T(36) = « indicatif d’Ishraélite pieux » (36 = אנש) — la lecture bardétienne, non apocalyptique, du 666 : « Nombre sacré, il peut déclencher le retournement spirituel » (Hors-texte C). Rare position ; à manier avec prudence dans la publication (registre niveau 3).
- La perte de la grammaire sacrée datée : mort de Shiméon le Juste (~−280) = fin de la prononciation du Tétragramme (Yoma 39b) et extinction du second bec (le « bec occidental », ner ma’aravi). Renvoi ch. V (la lumière dans le Temple) — thème du chandelier chez CLG (C7B/LC7B).
- שמעון (Shiméon) = [81.27.9] avec Noun final : 81 = 9², F = 27 = l’alphabet, P = 9.
- 3e entrée du sommaire du ch. II.
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