Fig. 13 — Évolution de l’écriture (p. 73)
(Page-figure : six colonnes montrant l’évolution de 6 lettres — A/Aleph, E/Hé, F-Y/Waw dédoublé, H/Heth, Z/Zaïn [?], T/Thaw en croix — depuis a) l’ancien sémitique Nord, b) le phénicien, c) le grec ancien, d) le grec occidental et l’étrusque, e) le latin ancien, f) le latin classique ; en regard, à gauche de la barre, l’Alephbeth carré : א ה ו ח ז ת.)
FIG. 13. — ÉVOLUTION DE L’ÉCRITURE. Voici l’un des multiples tableaux d’évolution de l’écriture depuis a) l’ancien sémitique Nord ; b) le phénicien ; c) le grec ancien ; d) le grec occidental et l’étrusque ; e) le latin ancien ; f) le latin classique. Il porte sur 6 lettres ; le Waw s’étant dédoublé.
J’ai disposé, en regard, l’Alephbeth carré pour souligner qu’il n’y a aucune filiation soutenable. L’Écriture carrée est née dans le pays de la « carréification », l’Assyrie. Vers 1600, les Assyriens tentèrent une simplification, indispensable, du nombre des coins et des signes. Vous en trouvez l’analogie dans les caractères ougaritiques (vers 1350), qui n’ont guère que 3 ou 4 coins, en général. Cette simplification fut à la base de l’Écriture Ashury. Cependant, elle restait occulte, car servant à l’usage funéraire, exclusivement. On écrivait sur le sol (cf. Jean 8. 3). Pas plus de trace de cette écriture que des monuments funéraires des Assyriens, qui n’édifièrent point de tombeaux… la mort était, pour eux, le néant.
Toujours en vue d’un usage sacré, les Chaldéens adoptèrent cette Écriture, en 1279, et en ramenèrent le nombre des caractères à 22. En outre, ils achevèrent de lui donner un graphisme inspiré dans son détail même. Ils ajoutèrent « des jambages et des liaisons » fort visibles dans le Shin (cf. fig. 35). Les Hébreux n’adoptèrent cette Écriture qu’un peu avant David (vers 1050), puis l’oublièrent…
Ils la retrouvèrent lors de la déportation à Babylone. Chez les Chaldéens, elle n’était plus occulte, mais peu employée. Esdras rapporta, non seulement, l’Écriture carrée, mais surtout la possibilité — pour tous — de s’en servir pour recopier les rouleaux en chaque famille. Bien plus, il ajouta — après Révélation — les cinq finales dont l’une se clôt sur elle-même : le M, les quatre autres étant surélevées par des hampes (fig. 9).
Notes projet ★★★★
- « Esdras ajouta — après Révélation — les cinq finales » — la thèse historique complète : écriture carrée assyro-chaldéenne (22 signes) + les 5 finales esdraïques par Révélation. C’est le récit d’origine du système à 27. La chronologie de Bardet (1600 Assyrie, 1279 Chaldéens, 1050 David, Ve s. Esdras) est celle de 1970 — à confronter à la paléographie actuelle pour l’approche Langlois (question finals-chronology du mail préparé).
- « Aucune filiation soutenable » entre l’Alephbeth carré et la lignée phénicienne→latine : Bardet sépare radicalement l’écriture sacrée de la lignée profane.
- Le Waw « dédoublé » en F et Y (digamma/upsilon) ; le Thaw en croix dans toutes les colonnes.
- Jn 8,3 (écrire sur le sol) mobilisé pour l’usage « occulte » de l’écriture.
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