NOTES DU CHAPITRE XI

1. Martin Buber, prof. à l’Université de Jérusalem, est né en Galicie. C’est un descendant de Baal Schem (1678-1760), fondateur du Hassidisme en Pologne, c’est-à-dire des « pieux » cherchant à atteindre Dieu par une voie mystique.

2. « L’écrivain a déposé là un des mystères dont la Loi est remplie, et cela, selon l’élévation du prophète ou selon la profondeur de sa science. Les lettres manquantes ou surabondantes ont été mises pour des causes supérieures. » (Arbabanel, dit aussi Abravanel.)

3. Remarquez que les ponctuateurs hébraïques ont procédé selon le schéma de la fig. 39. Ils ont considéré chaque verset : Ph Ss W Q = 57. 21. 3., comme une île, un « territoire ». Ils l’ont divisé en 2 parties qui ne sont pas nécessairement égales, puis chacune a été subdivisée en 2 sections plus petites, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’ils aient obtenu des groupes minuscules et inséparables de mots. Notez que plusieurs mots réunis par un Maqeph = lien, comptent pour un seul. Il n’est pas un seul mot qui ne soit muni d’un signe quelconque, qui le sépare du mot précédent ou l’y rattache.

4. Ce n’est pas par hasard si l’Égypte (M Ts R Y M, duelle) se compose de deux royaumes, l’un : Basse-Égypte, au Nord, aux bouches fécondes du Nil ; l’autre : Haute-Égypte, au Sud, dans le désert. En tout temple égyptien, les chapiteaux des colonnes sont symétriques deux-à-deux, pour conserver l’équilibre politique et religieux des Deux Terres. Il n’y a donc qu’un axe Nord-Sud (cf. fig. 44), mais droite et gauche sont identiques.

5. Cela lui eût été impossible sans son expérience mystique de la nuit du 23 nov. 1654 : « Feu. Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jaqob, non des philosophes et des savants. Certitude, certitude. Sentiments. Joie, Paix. Dieu de Jésus-Christ. » On sait qu’il portait ce texte sur lui, cousu dans son habit. C’est Condorcet qui, le premier, le publia.

6. L’homme, étant à l’image de Dieu, présente un chiasma, à la « décussation des pyramides », lieu où se croisent les nerfs craniens. Vous savez qu’un hémiplégique gauche a tout le côté gauche de son corps paralysé, mais la face droite de son visage. Le fait est très important, car les études de physionomie ont décelé une dissymétrie latérale sensible, dans le visage humain. La moitié gauche du visage est l’expression des manifestations externes de la vie de relation, tandis que la moitié droite (correspondant au « cœur » à gauche) exprime les manifestations internes de la vie intime (cf. photos Encyclopédie Française, t. VIII, 8. 60. 1, par P. Abraham). On oublie,


Vérification MCP : פסוק (Pasuk, « verset ») = [57.21.3] — exact.

Errata CLG (2026-09-08). « Arbabanel » est une coquille récurrente de Bardet (pp. 43, 45, 68, 406, 428) → lire Abrabanel / Abravanel (Isaac Abravanel, 1437-1508). Bardet lui-même donne ici la variante « Abravanel ». Voir errata-CLG_2026-09.

Note. La note 5 cite l’expérience mystique de Blaise Pascal (« Mémorial », nuit du 23 novembre 1654), texte cousu dans son vêtement et publié la première fois par Condorcet.


Photo : IMG_20260904_133901.jpg · Voir l’original