Chapitre III — p. 107

(suite de la p. 106)

nieuse complémentarité. Au lieu d’être normalisés, ils ont été orchestrés par l’Esprit ; leurs auteurs ont choisi, chacun selon son inspiration personnelle « modalisée », les traits qui convenaient aux Cinq Modalités de Y H Sh W H. Certes, j’ai trouvé ces complémentarités par ma pratique des structures, mais on pouvait y arriver par simple bon sens. Les Pères ont attribué à chacun des quatre Évangélistes l’une des Faces des « animés » de la Vision d’Ézéchiel (1.6) : Face d’homme, Face de lion à droite, Face de taureau à gauche, Face d’aigle au-dessus. Or, chacun des « animés » a quatre faces ; chacun de ces êtres vivants a quatre facettes complémentaires ; l’expression : Évangile « tétramorphe » était exacte. Mais comment a-t-on pu imaginer faire coïncider le mufle du lion avec les naseaux du taureau ou le bec de l’aigle ?… Il fallait que les détails mêmes soient différents afin d’être complémentaires, comme le tenon et la mortaise.

Les Pères apostoliques ont bien marqué la primauté de l’Évangile de Saint Matthieu dit l’« Évangile aux Hébreux ». Par ailleurs, dès le début, les Chrétiens ont saisi l’étonnante ressemblance entre les trois premiers Évangiles, de telle sorte qu’ils peuvent être mis en colonnes parallèles et embrassés d’un même coup d’œil, d’où le nom de « synoptiques¹² ». La Cause Première est que les trois premiers parlent du Fils, soit proclamé par le Père dans l’Ancienne Alliance, soit annoncé par l’Esprit du Père explicité par Pierre-Marc, soit vu — très humainement — par Paul-Luc. Ils témoignent du Fils. Le Quatrième Évangile, de Jean, lui, fait parler le Verbe, Fils de Dieu. Il ne cherche pas à le prouver. Quant au Cinquième, c’est l’Esprit du Fils — dont S. Jean a fourni la doctrine essentielle — qui se manifeste en Acte, dans les Nations.

Il suffit, d’ailleurs, de se pencher sur les débuts de chacun de ces Cinq Livres pour en sentir le caractère particulier.

Matthieu, l’Évangéliste — comme à Face d’Homme —, débute par une généalogie descendante d’Abraham, le Père des croyants ; elle-même divisée en 3×14=42, car Jésus est la Tête : R hA Sh = 42 de l’Humanité. C’est la généalogie paternelle (par Salomon) de Joseph, « l’époux de Marie dont est né Jésus », le père de la Sainte-Famille qui est averti, trois fois en songe, par l’Ange du Seigneur (1.20 ; 2.13 et 19). Puis Jean-Baptiste commence sa prédication par : « Nous avons Abraham pour Père… » (3.1).

Matthieu (M Th N Y H = 64.19.1) a d’abord rédigé son Évangile en araméen : langue du Père. Par la suite, il a écrit

(suite p. 108)

Vérification / notes projet ★★★

MotBardetContrôle gematria_compute_efp
ראש (Tête)42✅ E exact (42), F=6, P=6 en base
מתניה (Matthieu)64.19.1✅ exact
  • 3×14=42 : généalogie de Matthieu en 3 groupes de 14 générations (Mt 1,17) — rejoint le réseau du 14 (Noun, David=14) déjà présent dans le projet.
  • Répartition tétramorphe Matthieu=Homme / Marc=Lion / Luc=Taureau / Jean=Aigle, empruntée à la tradition patristique sur Ez 1,6 — non spécifique à Bardet mais reprise et intégrée à sa lecture « Cinq Modalités de YHShWH ».

Photo : IMG_20260901_133914.jpg · Voir l’original

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