Résurrection de l’Écriture (p. 62)

montèrent avec Moïse sur la Montagne et virent la Gloire d’Elohim, sans mourir, en une célèbre vision de « saphir » : Ss Ph Y R = 62. 17. 8 (Exode 24. 9. 11) (cf. chap. V, p. 183) et tout l’effort des rabbis (ayant perdu la clef) consistera à faire croire à l’identité de leur inspiration avec celle des Prophètes du Mosaïsme.

C’est encore le nombre total des personnes de la Maison de Jaqob, introduites en Égypte (Genèse 46. 27) ; le nombre des fils de Gédéon (Juges 8. 30) ; et celui de multiples groupes d’hommes ou d’années… Il participe des qualités du sept et du dix, multipliées. Aussi le Seigneur désignera-t-il soixante-dix autres disciples « qui revinrent avec joie », leurs miracles accomplis (Luc 10. 1 à 7).

Les lettres-nombres.

Notre Occident a tellement perdu le sens des Lettres-Nombres qu’il convient de vous remettre en mémoire leur usage.

L’alephbeth hébraïque se compose de 22 signes : hA W Th, et 5 finales qui servent, à la fois, de lettres et de nombres sacrés. La première est : l’Aleph, le hA. Toutes les autres sont ses filles. hA W Th = 28 est, en effet, le pluriel féminin de hA. Le suffixe W Th indique un féminin. Au masculin ce serait Y M.

Fig. 12

(Les 9 chiffres 1-9 en formes angulaires « indestructibles », puis en dessous : א, un carré barré en X, et ם.)

FIG. 12. — Les 9 chiffres, aux formes indestructibles, sont issus du carré et ses diagonales… Ils ont peut-être été engendrés par l’hAleph et le Mem ? Une légende les rattache au chaton de la bague de Salomon ! Seuls les chiffres gubari (du 10e siècle après J.-C.), mieux que les hindi ou les nagari (du 11e), mieux que les chiffres arabes modernes, ont déjà ces formes indestructibles, à part un mélange pour 4.5.6. Les autres chiffres de ces époques n’ont point de parenté formelle. On émet les opinions les plus contradictoires sur leur origine.

Il n’y a point de mot spécial pour : lettre, en hébreu, alors qu’il y en a un pour nombre : Ss Ph R. Le mot hA W Th veut dire : signe, témoin, témoignage. Il est, ainsi, utilisé une trentaine de fois dans la Bible hébraïque, à commencer par Gen. 1. 14 :

(suite p. 63)

Vérification MCP / notes projet ★★★★

  • ספיר (saphir) = [62.17.8] — quatrième membre du club [62.17.8] : Espace מקום (p. 28), Shemoth (p. 35), Isaïe (p. 36), le saphir de la vision d’Ex 24. Bardet renvoie au ch. V p. 183. Le F/P de YHWH sature le champ « vision/lieu/nom ».
  • אות (signe) = 28 = « pluriel féminin de l’Aleph » : les 22 lettres = les filles de l’Aleph ; 28 = T(7) — le F récurrent du ch. I ([100.28.1], [82.28.1]). hAWTh = signe/témoin ≈ lettre : la lettre est un « témoin ».
  • ספר (nombre/livre) = 15+17+20 = 52. Lettre n’a pas de mot ; nombre en a un — l’argument lettres-nombres.
  • 70 : Maison de Jacob (Gn 46,27), fils de Gédéon, disciples de Luc 10 — « qualités du 7 et du 10 multipliées ».
  • 2e entrée du sommaire du ch. II (« Les lettres-nombres »).

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