Planche hors-texte A — Le Saint Suaire de Turin

(Planche photographique non paginée, insérée dans le corps de l’ouvrage — image négative du visage du Saint Suaire de Turin, reproduction pleine page. Photo Roger Viollet.)

FIG. A. — Voici la première photo, d’il y a 2 000 ans !

Il existait un Suaire ayant servi à envelopper le Christ. Son authenticité avait été discutée au point que l’anti-Pape d’Avignon, Clément VII (du néfaste 14ᵉ s.), avait promulgué une bulle en laquelle le Suaire était considéré comme une simple copie du linceul du Christ, faite par un peintre habile ! Vint l’invention de Niepce et Daguerre, en 1816 ; si bien qu’en 1898, on photographia le Saint Suaire de Turin… A la stupéfaction de tous, on s’aperçut que les taches brunes, sur le Suaire, constituaient un véritable négatif photographique. M. Paul Vignon, Dr ès Sciences Naturelles, et le Cdt Colson, professeur de Physique à Polytechnique, se livrèrent à des études qui démontrèrent que, sous l’action de l’urée (produite en abondance lors d’une terrible agonie), l’aloès des positivistes brunit, et fournit une image négative identique à celle du Saint Suaire.

Bien entendu c’est, par St Jean seul, témoin oculaire, que vous savez, mot à mot : « Le Suaire qui était sur sa Tête, non gisant avec les menus linges, mais séparément enroulé sur lui-même en un seul endroit… » (chap. 20.7). C’est ce linceul de lin, soigneusement enroulé sur lui-même (mesurant 4,10 m sur 1,50 m), que possède Turin. On y voit la Face et le Dos du Christ, ses stigmates, ses blessures par les fouets plombés, le nez cassé du Visage et maints détails impossibles à imaginer.

Ce linceul — probablement volé lors du sac de Byzance en 1205 — ne fut connu en Occident qu’en 1353. Il avait été remis aux Chanoines de Lirey (près de Troyes). Ce sont les Évêques de Troyes qui s’acharneront contre le Suaire, qui passa, ainsi, à la Maison de Savoie, à Chambéry, puis à Turin. En représailles, l’Évêché de Troyes a été le plus déchristianisé qui soit, savamment, par une femme-maçon au 19ᵉ siècle.

Le Saint Suaire a été authentifié en 1902. Le chirurgien Pierre Barbet a constaté, en 1933, la différence entre le brunissement de l’aloès et les taches de sang séché qui s’y superposent.

C’est donc un négatif photographique dont je vous donne le positif restitué. Pour Pascal, on avait procédé au moulage de son masque, autre sorte d’empreinte négative. Il s’agit donc d’un miracle réalisé à partir de conditions naturelles. Le miracle est dans la conservation de ce document.

Même sorte de miracle avant l’invention du phonographe, reproduisant un enregistrement avant Edison, certains mystiques recevaient des messages qui se déroulaient en leur mémoire « comme un disque ». Vous en trouvez trace en Jérémie 36.18. Son secrétaire Baruch étant interrogé : « Il me disait de sa bouche toutes ces paroles comme s’il me les avait lues, et moi je les écrivais dans le Rouleau avec de l’encre. » On ne saurait être plus précis. Toutes les inventions permises à l’homme ont pour but « de lui faire connaître ses limites ». Ce n’est pas, précisément, pour s’en enorgueillir.

Qui s’étonnerait, aujourd’hui, du Verbe parlant dans l’Arche… alors que les caisses parlantes de la radio sont, hélas ! partout, à répandre leurs mensonges. Après toutes les stupidités du 19ᵉ siècle positiviste, le 20ᵉ connaît des possibilités de compréhension du Sacré qui vont permettre une Église renouvelée. Si au 19ᵉ siècle (le Qof) Dieu se cache, on le croit mort ; au 20ᵉ siècle (le Resh), il réapparaît comme Tête de l’Humanité.

Notes projet

⚠️ Position exacte de cette planche dans l’ouvrage non déterminée avec certitude (planches hors-texte non paginées, généralement regroupées par cahier). Rattachée provisoirement à la fin du chapitre IV du fait de l’ordre de photographie du classeur ; à vérifier/reclasser si une pagination ou un cahier distinct est identifié lors d’une prochaine passe.


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