Le trésor secret d’Ishraël — Notes du chapitre XI (fin)

5 femmes… mais le nom de l’adultère Bethsabée n’est même pas prononcé. Il est écrit : « la femme d’Urie ».

18. Il y a un qéry-menteur pour lire : W N Ts W R Y, qui serait le participe pluriel d’après S. Cahen.

19. Jésus a fait voir à Teresa-Helena Higginson, en 1879, Sa Divine Sagesse comme la puissance régulatrice guidant les sentiments et les désirs de Son Divin Cœur. « Sa Sagesse travaillait Son Cœur, tout comme le soleil fait monter les vapeurs du fond de l’océan. » Il demanda qu’une fête soit instituée (Vendredi, Octave du Sacré-Cœur) pour honorer Sa Tête Sacrée comme siège de la Sagesse.

20. Mais non « suspendu » comme en certaines éditions non hébraïques. Les typographes hébraïques mettent les grandes lettres un peu au-dessous de la ligne pour pouvoir les caser. En certains cas (haut de page) au contraire, au-dessus.

De même, la hampe du L est tordue en arrière, par manque de place. Il y a, également, des lettres « élargies » pour simple raison typographique, des H, des Th, en particulier. Toujours par imitation, les massorètes postérieurs ont indiqué le verset milieu de chacun des Livres du Pentateuque : Gen. 27. 40 ; Ex. 22. 28 ; Lév. 15. 7 ; Nomb. 17. 5. Deut. 18. 10, sans se rendre compte qu’ils annonçaient ainsi, non plus les Cinq-Cinquièmes, mais cinq livres séparés.

21. « Proverbes, Cantique et Qohelet ont été tenus cachés pendant longtemps. Ce sont les hommes de la Grande Synagogue qui — les premiers — les ont expliqués » (Traité Abboth).

22. Le M en tête indique aussi, qu’in fine des Proverbes, se trouve un poème alphabétique de 22 distiques commençant tous par une lettre en l’ordre ordinaire. Fort habilement, la fin du distique 21 est un M fermé… qui précède le M ouvert du début du distique 22 du mot M R B D Y M. Ce poème : chap. 31, vers. 10 à 31, est consacré à « Femme Forte », Marie exaltée, une fois de plus…

23. Le verset 7 du début des Proverbes : « La crainte de Y H W H est le commencement de la Sagesse », est pierre de touche. Le sage oriental parvient à la Sagesse par la religion ; l’Occidental tente, par la Sagesse, d’arriver à la religion… Il n’a pas compris que la Sagesse n’est pas d’ordre intellectuel, mais affectif.

24. H M N = 43. 16. 7 est : celui qui gronde, le furieux, l’enragé, comme N cH Sh = 43. 16. 7, celui qui enrage de voir le Bien. Satan, selon la théologie juive, avait trois rôles : faire pécher, accuser devant Dieu, conduire à la mort spirituelle. H M N est une parodie d’hA M N : le Oui absolu. Observez qu’après la prière du Pater, qui se termine par « délivrez-nous du Mauvais », il n’y a pas dans le texte grec : Amen… On ne fait pas voisiner le Non et le Oui.

Les 10 fils d’H M N, comme les 10 rois de l’Apocalypse, sont les 10 péchés capitaux.

Au Nom Unique de Dieu en 4 lettres, S. Jean opposera l’Esprit du Mal en 4 Noms (Apo. 12. 9) :

P — le grand dragon, [dans les cieux] F — le serpent ancien, [jeté à terre] E — celui qui est appelé le Diable et Satan.

Il n’y a de Majuscule que pour les deux qualificatifs dans le registre de l’Esprit.


Vérification MCP : נחש (Nachash, « serpent ») = [43.16.7] — exact, identique à המן (Haman) déjà vérifié p.423. Confirme le rapprochement fait par Bardet entre les deux figures (Haman/Satan-serpent).


FIN DU CHAPITRE XI.


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