Le trésor secret d’Ishraël (suite)

taquent, d’ailleurs, surtout aux lettres Sacrées, transgressant les Lois et Ordres de Moïse et d’Esdras. Ce sont des menteurs. Ces faussaires ne respectent pas les lettres et ignorent les nombres… Prenez n’importe quel qéry, au hasard, il conduit à une numération stupide.

Attention ! les annotations de Petite Massore (en bas de pages des Bibles imprimées) comportent — MÉLANGÉES — les indications esdraïques et celles des qéry-menteurs. Ces dernières « invitent à ajouter au texte, ou à en retrancher, un mot ou une lettre, ou encore à substituer un autre mot ou une autre lettre à ceux du texte ». Touzard ne se rend même pas compte que c’est la définition du faussaire. Le mot dans le texte est écrit : K Th Y B = 45 ; le mot en marge ou en bas est appelé : Q R Y = 49. Ce qui est plus grave, en ses conséquences, c’est que le mot écrit dans le texte a été muni par les Massorètes non des voyelles qui lui conviennent, mais de celles qui conviennent au qéry-menteur. « On a sans doute voulu empêcher le lecteur de lire le Kethib, en donnant à ce mot une vocalisation impossible » ! déclare benoîtement Touzard. Et c’est selon cette vocalisation impossible qu’il s’appuie — ainsi que les autres — pour lire Yahweh !!!… Sans béquilles se dit : imbécile, rappelle Bernanos.

L’aveuglement est contagieux et tous ces aveugles s’appuient les uns sur les autres, jusqu’à la fosse…

Ainsi les Massorètes sont arrivés — par la bande — à franchir la haie qui protégeait la Loi et à imposer leur lecture mensongère. Rappelez-vous qu’en les rouleaux, il n’y avait aucun point-voyelle et qu’ainsi on ne pouvait truquer. Le squelette consonantique, plus les lettres sacrées, demeurent intangibles. Aussi faut-il se garder de lire selon la ponctuation massorétique traditionnelle… Sans elle, par ex., B N Y indique soit : « fils de moi », soit « mes fils », au pluriel contracté… Vous rencontrerez cet exemple. C’est pourquoi, si vous voulez retrouver le véritable sens esdraïque aux endroits signalisés, il faut absolument ne jamais tenir compte de la ponctuation de lecture, même ordinaire.

À l’opposé des qérystes-menteurs, les esdraïques ont disposé des indications internes qui ont pour but d’éveiller votre attention sans enlever ou changer une seule lettre. Ces « éveilleurs d’âmes » sont de 4 sortes : utilisation de Majuscules ou de minuscules ; lettres surpointées différemment ; enfin, lettres suspendues.

Ces diverses « signalisations » esdraïques se répartissent ainsi, suivant les trois grandes divisions canoniques :

Vous retrouverez les 2 × 54 = 108 de la double Alliance des


Vérifications MCP : כתיב (Ketiv, « [ce qui est] écrit ») = [45.9.9] ; קרי (Qeré, « [ce qui est] lu ») = [49.4.4] — les valeurs E citées par Bardet (45 et 49) sont exactes.


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