Chapitre XI — L’Écriture de la Résurrection
Épigraphe :
« À notre époque s’est obscurcie cette relation vivante avec la Parole vivante. Nous croyons encore interpréter ces signes ; en réalité, nous passons à côté. Nous les avons recouverts de conventions littéraires, historiques et théologiques. Nos connaissances en philologie et en archéologie se sont, il est vrai, beaucoup développées dans le domaine de la Bible. Notre intelligence théorique de l’Écriture est d’une précision méthodique sans précédent ; elle est capable d’embrasser des informations avec une puissance systématique inégalée. Mais l’idée directe que nous nous faisons de la réalité biblique comme d’une réalité déterminant la vie de l’homme reste très loin en arrière. Nous avons perdu le chemin des origines et de l’éternité, où chacun trouve à puiser ce qui lui est destiné personnellement. Nous n’entendons plus la Voix. »
Martin Buber (1).
Ma plus belle trouvaille, celle qui conclut définitivement, date d’un an. Elle résulte d’un repos forcé de plusieurs semaines, comme suite à une grave bronchite… malgré des poumons absolument intacts, à la radioscopie !… Il m’a suffi d’un simple récolement qu’un écolier — attentif et patient — aurait pu faire.
Je possédais une liste des Grandes lettres, établie par David Ginsburg sur une centaine de manuscrits d’origines et de dates très différentes. C’était donc une mixture… Il y avait les authentiques Majuscules et minuscules : R B Th Y et Z chA Y R hA,
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