Le trésor secret d’Ishraël (suite)

du Tarot, que l’on fait provenir de R O T A. Il s’agit bien d’une roue, en effet ; mais comme cette « rouelle » (en latin : Rota) qui signalait les Juifs, au Moyen Âge, c’est de la Thorah qu’il s’agit. Le Dieu Thot égyptien — auquel on attribue n’importe quoi, afin de l’enlever aux Hébreux — n’a rien à voir ici.

J’explicite cette caricature.

Le Tarot divinatoire se compose de 22 arcanes majeurs et de 56 mineurs, soit 78 au total. Les arcanes majeurs sont 21 plus un, appelé : le fou ou l’excuse… Ils correspondent aux 22 lettres hébraïques. Mais 21 + 1 au lieu de 1 + 21 ; le fou, pour « la folie de la Croix », était, originairement, une Croix. Les arcanes mineurs sont au nombre de 4 × 14 = 56, soit le 14 dans les 4 directions cardinales. Les jeux de cartes ordinaires (toujours d’origine judaïque) ont 13 cartes, autre nombre-clef : 4 × 13 = 52. Ce Tarot est « comme le dernier reflet d’une vérité qui sommeille » !! déclare Marc Haven. C’est un livre aux feuillets mobiles (au lieu du rouleau en scriptio-continua). En l’ouvrant, « de sa main, par la coupe, le consultant détermine (lui) l’ordre dans lequel apparaîtront les arcanes », lui et non Dieu.

On interprète en Cinq coups, caricature des Cinq-Cinquièmes.

Le 3e Coup est le But Magique : la Roue. C’est un cercle, à l’intérieur d’un Hé. Or, ce troisième coup représenterait bien l’Esprit dans une Structure trinitaire… Comme il y a une autre tradition quinaire, on continue, mélangeant tout (cf. fig. 49).

Si l’on n’a pas eu de réponse à « ce qui affecte particulièrement » le demandeur, on pratique un Quatrième coup… de 7 feuillets, toujours en cercle, et interprétés 1er et 7e, 2e et 6e, 3e et 5e, 4e. Et, enfin, un Cinquième coup pour connaître ce qui arrivera « dans un espace de trois mois ». On se sert, cette fois, de 3 fois 13 cartes = 39, toujours interprétées par inversion 2 et 1, 4 et 3… 39 et 38.

Que l’origine soit entièrement hébraïque et nullement égyptienne, qui en douterait ? Ce qu’il faut noter surtout, c’est l’utilisation de la petite numération des lettres esdraïques : 78 et 52 ; 66 et 55, 54 et 39, 34 et 44, 26 et 17, 18 et 8, etc. Mais tout est mixturé par l’Athbash, sans compter la parodie du Fou et des noms des arcanes majeurs. Le Deuxième, ou le Beth, c’est la Papesse !… Vous retrouvez l’attribution féminine à la Deuxième Personne. L’important est de constater que l’Athbash et autres déviations gnostiques sont venues se surajouter aux nombres esdraïques, mais les ont conservés. Si le Tarot avait été entiè-


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