Qu’est-ce que la Kabbale ? (suite)

de francs-maçons (période 1940-1943), j’ai prêté à plusieurs de mes bons amis maçons, en vue de connaître leur avis, quelques ouvrages, pourtant bien élémentaires, de ma bibliothèque. Ils sont tombés des nues ! Maîtres Maçons, ils n’avaient jamais entendu parler de cette théosophie-là. Leur initiation était plutôt parente des brimades des grandes Écoles… lesquelles sont, d’ailleurs, elles-mêmes des singeries de la franc-maçonnerie.

Mais les paroles de Benamozegh étaient prophétiques. Son ouvrage : Israël et l’Humanité, pose le problème de l’Œcuménisme. Non point celui qu’envisageait Jean XXIII, avec les chrétiens de toutes tendances, mais un Œcuménisme encore plus généralisé, celui des Noachites, c’est-à-dire de tous les descendants de Noé réunis autour de la théosophie kabbalistique. C’est vraiment le problème de l’heure, amorcé depuis vingt ans. S’il existe une Maçonnerie favorable à un accord, contre le danger communiste (comme le précise le F. Albert Lantoine, 33e), ce ne peut être le Grand Orient. J’ai entendu son Grand Maître Jacques Mitterand proclamer publiquement que Jésus avait déclaré : « Qui n’est pas avec nous est contre nous. » Cette inversion de l’Évangile de Marc 9. 39, est-elle ignorance d’inculte ou calculée ?

Il faut absolument distinguer l’okouméneisme, très inachevé, qui peut regrouper fédérativement tous ceux qui, n’étant « pas contre nous (sont) avec nous » ; et l’œcuménisme achevé. L’Unité véritable ne peut se réaliser par mutilation des dogmes, fondés formellement en la Thorah et arrivés à maturité grâce à la floraison des Saints. Tel est l’Œcuménisme par le Haut et non par le (très) bas. Pour lors, règne une totale confusion.

De son côté, Roger Peyrefitte, dans ses « Fils de la Lumière », leur fait écho. La Maçonnerie cherche à s’intégrer dans l’Église, ce n’est pas du roman, c’est un fait. Après deux siècles passés à « singer » l’Église Romaine, pourquoi ne pas l’utiliser ? N’est-ce point une « administration » qui a fait ses preuves, depuis Grégoire VII ? Mais la Maçonnerie ne se rend pas compte qu’elle n’est là qu’un pion, dans un jeu qui a pour but la direction unique du monde actuel, par certains…

Mais qui connaît (les maçons, moins que personne) leurs Supérieurs Inconnus, S. I., les menant à réaliser l’idéal de Benamozegh, idéal qui se présente sous un aspect moins agressif que le machiavélisme des Protocols ? Que ceux-ci soient authentiques ou non, ils peignent la situation réelle. En fait, quand on sait lire le « communisme sacerdotal », d’un récent roman d’Abellio,


⚠️ Vigilance (contenu idéologique daté). Ce passage relève de la même veine polémique déjà signalée pour les chapitres VII-IX (critique du Grand Orient, théorie du complot maçonnique mondial, référence non critique aux « Protocols » — vraisemblablement les Protocoles des Sages de Sion, faux antisémite bien documenté comme tel par l’historiographie). Transcription fidèle au texte source pour l’archive ; ce contenu n’engage que Bardet et ne fait l’objet d’aucune reprise par le projet.


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