Qu’est-ce que la Kabbale ? (suite)

Tout kabbaliste ne pense point autrement ; puisqu’il « porte en lui le monde à venir, il tient l’avenir du monde entre ses mains » ¹¹ ce qui, chez un Juif, n’est jamais platonique. Il est la « chair » du Père. C’est qu’en effet, nul être n’est soumis à la volonté de puissance. Ce n’est point par hasard si le premier robot perfectionné, la tortue électronique, fut l’œuvre d’un israélite : Norbert Wiener, enfant prodige (bachelier à huit ans !). Au sommet de sa gloire, il a traité, il y a 15 ans, devant les cybernéticiens français ébahis, des esprits infernaux… Il en distingue deux sortes : ceux qui détruisent l’ordre, en créant le désordre… et les pires, ceux qui cherchent à promouvoir un ordre nouveau contraire à l’ordre divin… Disons les simples démoniaques et les lucifériens, dont il regrette, un peu tard, d’avoir été ; comme Einstein a regretté sa participation à la Bombe Atomique…

Si un courant israélite, aujourd’hui, réclame la Kabbale, c’est en vue de réaliser le programme d’un juif marocain : Benamozegh, dont le kabbalisme est aussi nationaliste que celui du Zohar, mais mieux présenté. Élie Benamozegh, devenu Rabbin de Livourne, a proclamé : « Ce qu’il y a de certain, c’est que la théologie maçonnique n’est au fond que de la théosophie et correspond à celle de la Kabbale… Une étude approfondie des manuscrits rabbiniques, aux premiers siècles de l’ère chrétienne, fournit des preuves nombreuses que la haggada était la forme populaire d’une science réservée, offrant, par les méthodes d’initiation, les plus frappantes ressemblances avec l’institution franc-maçonnique. Ceux qui voudront prendre la peine d’examiner avec soin cette question des rapports du judaïsme avec la franc-maçonnerie philosophique, la théosophie et les mystères, en général, perdront, nous en sommes convaincu, un peu de leur superbe dédain pour la Kabbale. Ils cesseront de sourire de pitié à la pensée que la théologie kabbalistique puisse avoir un rôle à jouer dans la transformation religieuse de l’avenir… Nous ne nous lasserons pas de répéter que cette doctrine, qui rapproche, au sein du judaïsme, l’élément sémitique de l’élément aryen, contient aussi la clef du problème religieux moderne ¹². »

Ce sont paroles de visionnaire, car Benamozegh ne fournit aucune preuve de ce qu’il avance. Et pour cause. S’il existe des Loges, comme « La Symbolique » qui s’honora, jadis, de Fabius de Champville et de P.-C. Jagot, les préoccupations des maçons de base sont tout autres… Lors de la publication des noms


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