Qu’est-ce que la Kabbale ? (suite) — Fig. 46

lage tout humain, leurs petites « combinaisons » individuelles dont le Talmud n’est que l’addition, non la somme…, encore moins la synthèse. Ce qui en rend la lecture aussi fastidieuse que celle d’un annuaire ⁷.

Leur « simple appui » — étalage de savoir, poudre aux yeux — avoue leur fuite des Écritures. L. Wogué pourra écrire, en 1860 : « Si le Judaïsme a beaucoup de théologiens, il n’a pas encore de théologie… Personne encore, ni en France ni ailleurs, n’a entrepris de coordonner et de fondre en un corps de doctrine les travaux nombreux et divers, les données multiples et souvent contradictoires que le passé nous a légués dans cette sphère. » Comment pourrait-on les coordonner sans la Clef ?

Fig. 46. — AMULETTE de propitiation, en bronze. Description : une main dressée, doigts écartés, portant des inscriptions hébraïques sur chaque phalange et sur la paume, posée sur un socle ovale portant l’inscription שר צבאות אין סוף (Sar Tsevaot Eïn Sof — « Prince des Armées, Infini »).

Sur la phalange du pouce : hA D M (Adam). À la jointure : hA B L (Abel). Sur l’index : cH W H (Chavah/Ève). Q Y N = Caïn dominant (sur l’index également). Sur l’annulaire : Sh Th (Seth). Sur le petit doigt : N cH (Noé). Sur la ligne de tête : hA L. Sur la paume : cH Y H. Sur le pli : Sh R Ts BhA W Th (Prince des Forces Célestes) et hA Y N Ss W Ph (In-fini).

Légende de Bardet : c’est Qaïn, cette fois, qui est élevé. Et H B L (Abel) est écrit fautivement : hA B L. Le Satanisme apparaît aussitôt. Notez que les 3 groupes sont réduits à 3 doigts, supprimant — ainsi — les duplicités du Fils et de l’Esprit.

D’après le Zohar (I. 24 a), il est impossible d’être kabbaliste si l’on n’est pas juif, car le goy n’a pas été créé à l’image de Dieu…


Photo : IMG_20260904_132244.jpg · Voir l’original