NOTES DU CHAPITRE IX (p.360)

1. Cf. Paul Pierret, le Panthéon égyptien, Leroux, 1881, et le Livre des Morts, qui a montré le monothéisme originel des Égyptiens. Mais le clergé interviendra lorsque Akhénaton voudra revenir à l’universalisme solaire. Chez Toutankhamon, les bandelettes de sa momie maintiennent son pénis dressé, affirmation d’autofécondation.

2. Notez que le pluriel des quadrilittères, en arabe, est obtenu par l’insertion, en leur milieu, de la hampe de l’alif. C’est comme si nous écrivions pour « des dieux » : di/eu.

3. Le mot sœur : hA cH W Th, ici en défective : hA cH Th, peut signifier également : Une.

4. Mahomet semble croire que la Trinité c’est : Allah, Jésus et Marie (cf. Sourates V.77 et 116), observe R. Blachère.

5. Le Musulman reste, inconsciemment, trinitaire. J’ai été envoyé deux fois en mission culturelle au Caire, sans résultat. « Ce n’est qu’à la troisième fois », me répétaient les connaisseurs !… Je restais sceptique. A Constantine, mon ami Mouloud Ben Badis m’expliqua que jamais avant la troisième visite l’un de ses coreligionnaires n’oserait aborder le vrai but de sa visite… Il est soumis (muslim), malgré lui, au plan Divin. M Sh L Y M, en hébreu, veut dire : règle mais aussi paraboles, similitude… Les Proverbes.

6. L’utilisation du mot : génération, du Fils par le Père, est probablement cause de l’arianisme et du subordinationisme. Il est fondé sur le Ps.2.7 : « Je t’ai engendré », Y L D Th Y K, dont la substructure grammaticale : Y L D = 26, Th Y K = 5.5, confirme la bi-partition divine. Le sens lexical est bien : « enfant » mais les nombres nous fournissent le sens-parfait, le sens exégétique. Le Fils est « filié » comme l’Esprit est « spiré ». Les Pères n’auraient pas dû utiliser une analogie humaine.

7. Mers est toujours un pluriel irrégulier Y M Y M = 57. 12. 3. La terre est toujours entourée des mers qui, effectivement, couvrent les trois quarts (3/4) du globe.

8. S. Ambroise a bien saisi qu’hAbraham « vit trois hommes et en adora Un », l’entrelacs du pluriel et singulier est remarquable (chap.III, p.119). Mais Loth, également, a vu deux anges et n’a parlé qu’à un (Gen.19.17 à 22). Dans le 4e Pharash : W Y R hA, nous rencontrons donc, grammaticalement exprimé, le Trine, Duel et Un, des Personnes, corporisées et visibles par de nombreux témoins sur la Terre = 4. En cette 4e séquence, le Ciel est descendu vraiment sur

Notes projet

✅ Vérifications MCP — 2 EFP exacts :

  • ילד (« enfant », Ps 2:7 « je t’ai engendré ») = [26.8.8] ✓ exact — même E que יהוה
  • ימים (« mers », pluriel irrégulier) = [57.12.3] ✓ exact

Notes riches en réflexions comparatistes sur l’Islam : Bardet, appuyé sur son ami algérien Mouloud Ben Badis (déjà cité p.300), développe la thèse d’un « trinitarisme inconscient » musulman, citant R. Blachère (grand arabisant français) sur l’interprétation coranique erronée de la Trinité comme « Allah, Jésus et Marie » (Sourate 5:116). Élément biographique : deux missions culturelles infructueuses de Bardet au Caire, avant de comprendre par son ami de Constantine la règle culturelle des « trois visites ». Note 6 : critique fine de l’usage du terme « génération » pour la relation Père-Fils, jugé source historique de l’arianisme — le sens numérique (26=bi-partition) primerait sur le sens lexical simple.


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