Le Trésor secret d’Ishraël (p.356)

Après cette double spiration, qui indique que « C’est bien décidé » (comme le déclarait Joseph d’Égypte), c’est la fin et du premier Temple et des Quatre Livres des Rois. C’est l’exil, Y H W H quitte le Temple pour aller « habiter », en Esprit, avec les captifs sur les bords du fleuve Kebar, où Ézéchiel le verra. Y H W H monte au Nord, comme l’indique le nom de Sédécias.

Cette structure évoque l’étonnante prophétie d’Isaïe (19.24), de traduction fort difficile. « En ce jour sera Ishraël, tierce, avec Égypte et avec Ashur une bénédiction auprès de la terre. Que Y H W H Sabaoth a béni, en disant : « Béni mon peuple d’Égypte (E), et l’œuvre de mes mains Ashur (F) et Ishraël, mon héritage (P). » C’est annoncer le retour d’Ishraël au Père, à la suite de la conversion de l’Égypte. Mitsraïm, duelle, dont les Égyptiens deviennent « comme des femmes » et où cinq villes prêteront serment. Et l’Égypte servira Ashur.

Notez l’entrelacs. L’analogué de l’Esprit, devenu « premier » dans l’énumération, « servira le second », selon l’ordre immuable de détrônement des aînés ²⁴. Ici, l’Égypte, aux affinités soulignées, sert le Fils symbolisé par Ashur, la terre de l’argile « modelée » par les Mains d’Élohim. Il n’est nullement question d’une conversion d’Ashur (malgré les commentateurs). En outre, W L hA Sh W R nombre 66 comme le Sauveur : M W Sh Y chA = 66, dix lignes plus haut. Enfin, Sh L Y Sh Y H est suffixé d’un H (au lieu du grammatical : Y) pour écrire « tierce » parce qu’Ishraël est l’épouse, la Matrona comme disent les Talmudistes. Cette phrase d’Isaïe, d’un caractère unique, montre jusqu’à quel point la Trinité pousse le symbolisme ; les commentateurs, dans l’incapacité de l’expliquer, que ce soient les targumistes ou le savant Gesenius, ont vu une interpolation… toujours la fuite du texte, du documenté.

Conclusion : Il n’y a qu’un texte, et un seul. Point de littérature ancienne de type talmudique, heureusement ! Pas de fausse piste de ce côté.

Il n’y a que le texte d’Esdras, soigneusement colligé, et recopié avec des précautions infinies. Le plus élémentaire souci d’objectivité scientifique consistait à prendre ce texte et à en expliquer les règles générales et les anomalies. Sans oublier ni les unes ni les autres, et en ne fournissant qu’une explication. Une seule Clef pour les deux. J’ai insisté, ici, sur les anomalies mais sans négliger jamais le génie de la langue, car sans cela l’hébreu biblique pourrait être une écriture profane, simplement truffée de suggestions sacrées ; au lieu d’être une Écriture Sacrée, sous tous ses aspects :

Notes projet

✅ Vérification MCP : ולאשור (« et pour Assur ») : E=66, confirmé identique à מושיע (Sauveur) — convergence explicitement relevée par Bardet lui-même (« comme le Sauveur… dix lignes plus haut »).

Développement exégétique remarquable sur Isaïe 19:24-25 (bénédiction tripartite Égypte-Assyrie-Israël), texte que Bardet qualifie de « caractère unique » et que plusieurs commentateurs (targumistes, Gesenius) auraient traité en « interpolation » faute de pouvoir l’expliquer — Bardet y voit au contraire une preuve supplémentaire de sa structure P/F/E. Conclusion du développement biblique du chapitre : profession de foi méthodologique centrale du projet — « Il n’y a qu’un texte, et un seul », le texte esdraïque, à expliquer par « une seule Clef pour les deux » (règles générales et anomalies), rejetant toute littérature de type talmudique comme piste d’interprétation.


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