La Structure Duelle — Fig.44, légende (suite de la planche précédente)

FIG. 44. — COMMENT LA RÉVÉLATION PRIMITIVE PEUT-ELLE ÊTRE DÉS-ORIENTÉE ! Voici un exemple précis :

Dans les plus anciens textes égyptiens, le soleil se lève à Bakou (sur la Caspienne) et se couche à Batoum (sur la mer Noire) ; même la nuit à Bakou, il y avait le feu… des nappes de pétrole. Or, un peuple faisant partie de la Civilisation des Cinq Mers s’est transporté dans le couloir du Nil. Désormais, il n’y a plus qu’une Mer, au Nord. L’axe est changé. On néglige cette donnée fondamentale de la Géographie et on ne modifie pas les textes. Ceux-ci déclarent que c’est à Héraklopolis (donc au Nord) que le Soleil est apparu la première fois ; et à Hermopolis (au Sud) la Lune ! Tel est, désormais, le Royaume-des-deux-Terres, au N. et au S., remplaçant les deux Mers de l’E. et de l’O. Les quatre sanctuaires archaïques du Delta : Bouto-Héliopolis, Mendès-Saïs, correspondent aux quatre points cardinaux. En outre, d’après Mme Desroches-Noblecourt : Bouto-Héliopolis correspondaient à l’eau et au feu ; Mendès-Saïs, à l’air et à la terre.

Tout au contraire, les Hébreux (issus de la même tradition) ont été « disposés » par Dieu dans un cadre favorable présentant les bonnes orientations. Les orientations correspondantes à la Révélation Primitive. La Mer reste à l’O., le Feu à l’E. : soleil levant. Au Nord est l’air (Shou, en égyptien), au Sud, la terre. Vous avez vu que tout ce qui était « bon » venait du Nord, de l’Ararat, du Ciel ; le « mal » était au Sud : côté terre. La montagne opposée à l’abîme.

Chez les Égyptiens, toute vie provient des Eaux, tandis que dans la Genèse, en premier, c’est l’Esprit Élohim qui couve les Eaux. Les Égyptiens font sortir le soleil d’une fleur de lotus, des eaux du Nil. Au contraire, la marche réelle du soleil : R.Th.Q, correspond à l’ordre de la Création des 2e, 3e et 4e Jours : les Cieux, la Terre, le Soleil… En subordonnant tout à l’eau, les Égyptiens ont bâti une religion psychique pleine de magie imitative, jusqu’à la momification… pour conserver la Vie Éternelle, entre autres. En reconnaissant que tout venait du Ciel, les Hébreux ont conservé la vraie religion, d’ordre pneumatique.

Telles sont quelques-unes des observations de la Géographie de l’Esprit. Rien n’est plus orienté (à faux) volontairement que les rites égyptiens. Rien n’est plus orienté par l’Esprit que les mouvements du peuple Hébreu. C’est pourquoi tous les ouvrages sur les mythes ou l’histoire des religions, écrits jusqu’ici, négligeant la géographie et assimilant des symboles différemment distribués ou orientés, sont à réviser en entier.

Notes projet

Confirme et complète la planche précédente (Fig.44) : la croix des quatre éléments (Terre/Eau/Air/Feu) associée à Batoumi/Bakou illustre la thèse de Bardet sur la « désorientation » progressive de la géographie sacrée égyptienne, à mesure que le peuple originaire de la « Civilisation des Cinq Mers » (déjà évoquée ch. V) migre vers la vallée du Nil et perd son axe cardinal originel (Caspienne-Mer Noire devenant Nord-Sud du Nil). Argument comparatif fort : les Hébreux auraient conservé les « bonnes orientations » de la Révélation primitive (Mer=Ouest, Feu=Est, Air=Nord, Terre=Sud), contrairement aux Égyptiens dont les sanctuaires archaïques (Bouto-Héliopolis, Mendès-Saïs) témoigneraient d’un réarrangement postérieur. Référence savante à Christiane Desroches-Noblecourt (égyptologue française reconnue). Conclusion programmatique ambitieuse : « tous les ouvrages sur les mythes… sont à réviser en entier » — affirmation caractéristique du ton du TSI. Pas de valeur EFP hébraïque sur cette page (argument géographique et comparatiste).


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