Le Trésor secret d’Ishraël (p.348)
Rappelons, une fois de plus, les deux conciliations des extrêmes, en Jésus : l’Homme-Dieu :
Éternité : chA D = 20.11.2. Dieu : Y H W H = 26.17.8. Temps : chA Th = 38.11.2. Homme : hA Y Sh = 32.5.5. ** 58.22.4. 58.22.4.**
Tout est pré-coordonné ! supra-humainement pré-coordonné !
Au second tour, Élisée va montrer un style de vie opposé à celui de son père : Élie. Il a reçu la « double part de son Esprit » lors de l’assomption de ce dernier ; c’est la part du fils aîné. Cette prescription du Lévitique a pour but de rappeler sans cesse les deux natures : divine et humaine, du Fils de Dieu, Fils aîné, unique, le Monogène des Orthodoxes. Faut-il vous remettre sous les yeux l’idéogramme d’Élisée : hA L — Y Sh chA = 60, opposé au hA L Y H W = 34, d’Élie ¹⁷, et ce dernier à son complémentaire Obadyaou : chA B D Y H W = 43, le pauvre intendant ¹⁸ ? Élisée, qui nombre 13+47, appellera deux fois Élie : « Mon Père, mon Père » : hA B Y = 13. Il sera traité deux fois de « chauve, chauve » : Q R cH = 47, par des gamins.
André et Renée Neher ont littéralement dévalué le rôle d’Élisée ¹⁹ qu’ils vont jusqu’à traiter de « mondain » parce qu’il vit avec les hommes, au lieu de se tenir « dans une orgueilleuse opposition aux pouvoirs séculiers » ! Nous nous demandions la raison profonde, subconsciente, d’une telle méprise, lorsqu’en relisant la geste d’Élisée nous l’avons vu préfigurer analogiquement le style de vie du Christ ²⁰. Élisée guérit Naaman le Syrien en le faisant baigner 7 fois dans le Jourdain ; il fait flotter une hache de fer sur l’eau. L’armée des Anges l’entoure, mais il ne l’utilise pas ; il frappe simplement de berlue tout un détachement araméen, comme Jésus s’échappera maintes fois de la foule hostile, grâce à cette pacifique méthode. Et surtout, il pleure, après une vision qui lui a fait voir tout le mal que fera Jéhu aux Ishraélites.
Enfin, il meurt, comme un homme, lui, et on l’inhume. Aussi le texte a-t-il pris soin d’évoquer (par la bouche de Joas), quelques versets plus haut, le char de feu de son père Élie. Cependant un mort — touchant les ossements d’Élisée — reprend vie et se dresse sur ses pieds… Voici l’occasion d’observer qu’il ne s’agit pas de « mépriser les choses de la terre » — le Christ ne l’a point fait — ; pas « de ne désirer que les choses du Ciel », lesquelles ? vues à travers quels yeux ? Mais uniquement d’aimer, c’est-à-dire de recevoir le courant d’amour et le renvoyer.
Notes projet
✅ Vérifications MCP :
- אבי (« mon père », interjection d’Élisée à Élie) = 13 ✓ exact
- קרח (« chauve », moquerie des enfants envers Élisée, II Rois 2:23) = [47.11.2] ✓ exact
Double tableau synthétique rappelant deux additions déjà vérifiées : Éternité(20)+Temps(38)=58 et Dieu YHWH(26)+Homme Ish(32)=58, toutes deux égales à Jésus-Sauveur(58.22.4) — belle mise en regard visuelle de deux voies distinctes vers le même résultat. Critique nommée d’André et Renée Neher (spécialistes reconnus du judaïsme biblique) accusés de « dévaluer » le rôle d’Élisée en le jugeant trop « mondain » comparé à Élie — Bardet y voit au contraire une préfiguration du style de vie du Christ (compassion, guérison pacifique, pleurs sur le sort futur d’Israël). Parallèle frappant entre les miracles d’Élisée (Naaman, la hache flottante, l’armée angélique non utilisée) et le comportement de Jésus échappant aux foules hostiles.
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