La Structure Duelle (p.345)
La créature ne veut, ne désire toujours que son bien à elle, qui coïncide parfois, avec le bien absolu. Si vous avez de la limaille de fer neutre, vous l’attirez aisément en lui présentant le pôle dit positif d’un aimant, qui créera en elle du magnétisme négatif. La conjonction s’effectuera. Si, au contraire, vous avez l’extrémité d’un barreau, déjà aimanté positivement… il faudra lui présenter un pôle négatif… pour ne pas le repousser, et l’attirer à votre guise, en reformant la chaîne des « os » d’Horus… Si l’Esprit rencontre des âmes vides d’elles-mêmes, Il peut les attirer positivement par le Bien absolu, faisant naître en elles, son complémentaire bon : l’esprit d’Épouse. Tel est l’amour « deux fois bon », dit l’Égyptien Ptah Hotep ; 2×17=34.
Si l’Esprit a (le plus souvent) affaire à des âmes déjà pleines d’un esprit de conquête ou de possession des biens très relatifs, Il ne peut les conduire où Il veut qu’en présentant la face négative, la face creuse du Bien Absolu. C’est-à-dire le Mal, qui n’est qu’un vide, un abîme où ces âmes s’engouffreront tout entières… pour que la Grâce surabonde ! C’est ce que corrobore l’affirmation divine, opposée à tout manichéisme, d’Isaïe 45.7 : On traduit « Je façonne la lumière et crée les ténèbres, Je fais le bonheur et crée le malheur ». Le grammairien Kimchi observe que les mots « façonner » et « faire » expriment une action positive et qu’il n’en peut être de même pour les ténèbres et le malheur. Il propose « décider », d’autres « provoquer ». Il suffit de regarder la graphie particulière. Il n’y a, nullement, B R hA : créer, mais B W R hA, de B W R : puits, citerne, cachot, tombeau. Dieu ne crée pas les ténèbres, ni le mal, Il les creuse dans sa Création positive.
Telle est, très simplement, la raison d’être de la dualité de l’Esprit (utilisant sa duellité) et de la dualité de l’homme, libre à son Image. Le Christ n’est pas venu du tout abolir le Mal ni la souffrance, mais les expliquer ; les faire accepter et même désirer… s’offrir à la souffrance par Amour comme « moyen » pour atteindre le Bien absolu, qui est le but. « Faire des diamants avec des larmes », écrivions-nous en « Demain c’est l’An 2000 », il y a vingt ans ¹⁵. Ce n’est pas par hasard si l’amour : hA H B H = 13, se superposant à la haine : Sh N hA H = 41, aboutit à l’Alliance : Sh N hA H = 54 ; ni si aimer : hA H B = 8, s’ajoutant à haïr : Sh N hA = 36, aboutit à la Sainteté : 44. C’est pourquoi Jésus demande de répondre à la haine par l’amour. Le mode de pensée circulaire résout aisément ce qui est incompréhensible en ligne droite. La figure de rhétorique : l’ironie, qui consiste à attribuer
Notes projet
✅ Vérifications MCP — page entièrement confirmée, 3 EFP exacts :
- שנאה (« haine ») = 41 ✓ exact
- אהב (« aimer ») = [8.8.8] ✓ exact
- שנא (« haïr ») = [36.9.9] ✓ exact
Séquences numériques doublement vérifiées : אהבה(13)+שנאה(41)=54=ברית (déjà bien connu) ; אהב(8)+שנא(36)=44=קדש (déjà bien connu, ch. VII p.265). Argument théologique fort : la « dualité de l’Esprit » permettrait de comprendre Isaïe 45:7 sans tomber dans le manichéisme — distinction grammaticale fine entre ברא (créer) et בורא/בור (creuser un puits/une fosse), Dieu ne « créant » pas le mal mais le « creusant » dans une création par ailleurs positive. Référence autobiographique précieuse : Bardet cite son propre ouvrage antérieur Demain c’est l’An 2000 (« il y a vingt ans », donc vers 1950) — élément à noter pour la bibliographie de l’auteur au sein du projet.
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