Le Trésor secret d’Ishraël (p.344)
comme tous les mythes sociologiques que les « modernes » ont voulu substituer à l’Unique Esprit.
Mais attention, cet Unique Esprit, qui spire deux fois (17+17=34), doit s’exprimer par deux mots : R W cH Q D Sh = 78 pour être vraiment le Bon. C’est alors Lui qui qualifie bon : T W B = 17, toutes les phases de la Création.
Lorsque Achab, roi d’Ishraël, voulut combattre les Araméens, il demanda à Josaphat, roi de Judah, de venir avec lui (I.Rois 22.5). Josaphat lui déclara : « Je te prie, consulte d’abord la parole de Y H W H. » Or, il y avait 400 prophètes de Baal en Ishraël, qui prédirent la victoire (notez le 4 terreux). Josaphat insista pour qu’on fît venir Michée : M Y K Y H W = 55. 19. 1. Le texte fournit une explication extraordinaire et unique, concernant la duplicité de l’esprit : 5.5. Prenez le texte : Aux Cieux, « Y H W H demande à toute l’armée du Ciel qui se tenait en Sa Présence, Qui trompera Achab ? » Les anges répondirent, celui-ci d’une manière, celui-là d’une autre. Alors l’esprit : H R W cH s’avança et dit : « C’est moi qui le tromperai… Je me ferai esprit de mensonge : H R W cH Sh Q R, dans la bouche de tous les prophètes d’Achab. »
En l’exemple précédent, il y avait un maqeph : M N — H R W cH = 77. Cette fois il n’y en a pas, pour nombrer : H R W cH = 39. Cet esprit-là est donc : un et premier. C’est lui le seul coupable. Dans la Bible hébraïque on ne parle point de légions de démons, ce n’est que dans l’Évangile. Cet esprit premier est le Prince des Démons. Il est le très-bas au service du Très-Haut. Le Père Jean Lamy († 1931), curé de La Courneuve, voyait souvent le démon dans un angle de son église. Il l’injuriait : « Va-t’en, sale Bête »… Mais Marie intervenait : « N’oublie pas que c’est un Prince ! » Ce 39 nous en donne la clef.
Lorsque Y H W H — hA L H Y M déclare « Maintenant l’homme est devenu comme l’un d’entre nous : K hA cH D M M N W = 70. 34. 7., pour connaître le bien et le mal », il ne s’agit point de l’une ou de l’autre des Trois Personnes. Le Père est Père, Il ne peut que créer positivement ; le Fils, même incarné, ne connaîtra le Mal qu’à l’Agonie et par suite d’un revêtement de chair ; Il se fera, temporairement, péché pour nous. Seule, l’Esprit con-naît expérimentalement. Par sa compénétration du Créé, il est à même de vivre le bien et le mal. Comment ? Grâce à ses deux sens de propagation. La double spiration de l’Esprit permet une duplicité de l’esprit. Par définition, le Bien c’est ce qui attire ; le Mal ce qui répulse.
Notes projet
✅ Vérifications MCP — page entièrement confirmée, 4 EFP exacts :
- טוב (« bon ») = 17 ✓ exact
- מיכיהו (Michée/Mikhayehu, I Rois 22) = [55.19.1] ✓ exact
- הרוח (« l’esprit », sans maqeph) = 39 ✓ exact — distinct de מן הרוח=77 (avec maqeph, p.343), Bardet en tire un argument explicite sur la différence de sens
- כאחד ממנו (« comme l’un de nous », Gn 3:22) = [70.34.7] ✓ exact
Passage remarquable et théologiquement délicat : l’épisode du « esprit de mensonge » envoyé par YHWH dans la bouche des prophètes d’Achab (I Rois 22) est interprété par Bardet comme désignant le Prince des Démons lui-même — « esprit premier », « très-bas au service du Très-Haut ». Anecdote biographique notable : le Père Jean Lamy (curé de La Courneuve, mort 1931) et ses visions du démon, avec l’intervention rapportée de Marie rappelant sa dignité déchue de « Prince ». Argument théologique fin sur Genèse 3:22 : seul l’Esprit « connaît expérimentalement » le mal par sa double spiration, ni le Père (qui ne crée que positivement) ni le Fils incarné (qui ne connaît le Mal qu’à l’Agonie).
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