La Structure Duelle (p.338)
les spécificités dans des ressemblances ; mais de bien distinguer les nuances et surtout les mettre en pratique : « N’appelez personne votre père sur la terre, car vous n’avez qu’un seul Père, qui est dans les Cieux » (Matt.23.9).
Le cas des « deux sœurs » n’est qu’un cas particulier de la Trinité, laquelle est Trine, Duelle et Un. La sexologie en est un reflet, en aucune manière son fondement. Le 5.5 est souligné dans le Décalogue (Ex.20.12.14), divisé en deux groupes de 5 Commandements, chacun des Cinquièmes étant à macrostructure double : « Honore ton père et ta mère… » « Ne convoite pas la maison… » « Ne convoite pas la femme… ⁹. »
L’unité charnelle épisodique des conjoints est une image très secondaire de la structure duelle. La matière est, par nature, indivise et individualisante. Seul l’Esprit, a-spatial, n’étant point sécable, peut unir par com-pénétration, in-spiration comme tout champ magnétique.
La Structure Duelle.
La structure duelle n’a point pour but d’unir ou de réunir deux spécialités. Mais d’unir soit deux colorations, deux sens relatifs, voire deux aspects opposés de l’Unique Esprit ¹⁰, soit les deux natures : humaine et divine. Dans le Verbe Incarné, nous distinguons deux natures et même deux modalités de connaissance : infuse et acquise, et deux volontés.
En Jésus-Christ, à épithète double (notez-le), elles sont parfaitement unifiées, et modèles des Nouveaux corps de la Nouvelle Terre.
Observons que, si dans le Christ, il y a deux Volontés parfaitement harmonisées, l’homme, lui, est le champ clos de trois volontés ! Celle de Dieu, par-faite ; celle de l’homme, naturellement attiré par le Bien ; enfin, celle du très-bas, du Démon. Réduire cette triplicité — caricature de la Trinité — en une Duelle-Unité, par l’union continuelle avec Dieu, est le seul chemin de la Paix.
Les spiritualités des deux Thérèse : d’Avila ou de l’Enfant-Jésus, des deux Jean : de la Croix ou de la Joie, semblent d’aspect opposé. Les Espagnols proposent une montée castillane dans le dénuement absolu du Carmel ; les Français, un « ascenseur »… (« Ce sont vos bras, ô Jésus ! ») dans la vie courante… La première est réservée à un petit nombre ; l’autre s’offre « à toute âme vivant
Notes projet
Le chapitre porte le même titre (« La Structure Duelle ») que sa propre sous-section à ce point — reprise structurelle marquant une articulation majeure de l’argumentation. Développement théologique fin sur les deux natures/deux volontés du Christ (dyothélisme, contre le monothélisme), mises en contraste avec la « triplicité » de la volonté humaine (Dieu/homme/Démon) que seule l’union continuelle avec Dieu réduirait en « Duelle-Unité ». Belle synthèse spirituelle comparant les traditions carmélitaines : Thérèse d’Avila/Jean de la Croix (voie ascétique espagnole, « montée castillane ») versus Thérèse de Lisieux/« Jean de la Joie » (petite voie française, « l’ascenseur », référence à l’image des « bras de Jésus » de Thérèse de l’Enfant-Jésus). Pas de valeur EFP hébraïque sur cette page — développement théologique et spirituel.
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