La Structure Duelle (p.337)
cise : « Il s’agit ici d’une attache permanente, d’une couture », comme pour le Rouleau des Cinq-Cinquièmes de la Loi. On a, ainsi, constitué deux tapis assemblés de 28 coudées de long sur 20 de large, qui vont être sur-joints, maintenant, par 50 agrafes d’or passées dans 50 nœuds à l’un des assemblages et 50 nœuds à l’autre, au total : 150, comme les Psaumes. « De sorte que l’enceinte sera continue », traduit L. Wogué. Il y a exactement : « Que le Tabernacle soit Un » : hA cH D, au masculin, soit : H M Sh K N hA cH D = 88. 34. 7., autre évocation de Marie : Tabernacle Scellé.
On ne saurait mieux souligner les qualités du Circulus des deux Spirations, la continuité et l’unité, si l’on rappelle que ces tapis se composent : de lin retors, de trois fils de laine : d’azur, de pourpre et d’écarlate, le tout damassé de fils d’or ⁸. Ce sont les Cinq modalités qui forment cette unité-continuité. Pour tout costume non sacré, il est interdit d’entre-tisser la laine et le lin. Pédagogie en acte.
En égyptien, le signe de l’unité spirituelle est l’idéogramme représentant « les poumons et la trachée-artère », qui symbolise parfaitement le Deux-en-Un par le Souffle (fig.41). Le mot sœur comporte ce signe de duellité-unité, mais le mot frère aussi, tout comme baiser, fraterniser, ou second (rappel du Bi-pôle). En hébreu, sœur n’a pas de singulier. Frère se dit : hA cH = 9. 9. 9., qui a un pluriel régulier hA cH Y M = 43. 16. 7., et un pluriel féminin : hA cH W Th = 37. 19. 1., lequel est employé pour « sœur » ou « sœurs ». Il n’y a pas de sœur unique… comme prototype, à l’opposé du Fils Unique, du Monogène comme disent les Orthodoxes. Or, selon la coutume lexicale, le pluriel masculin indique un sens propre (ici, fraternité charnelle) et le pluriel féminin un sens secondaire ou figuré, car venant après (ici, spirituel). On voit combien l’hébreu précise, exégétiquement, par rapport à l’égyptien. Toutes les créatures humaines sont spirituellement sœurs et charnellement frères. Toutes sont comme « fils » de Dieu, mais fils spirituellement, car si le pluriel B N Y M est régulier, il nombre : 50. Le contracté est la forme archaïque B N Y, « fils de », qui nombre 26…
L’anomalie reparaît avec le Père. Il n’y a « qu’un seul Père » (Matt.23.9) : hA B = 3. 3. 3. ; les autres sont des hA B W Th = 31. 13. 4., car il n’y a pas de masculin pluriel. Le nombre 31 souligne suffisamment la « secondarité » créaturelle de ces pères, par rapport au Père Céleste, l’Unique. Les comparaisons avec les autres langues sémitiques ne peuvent avoir pour but de noyer
Notes projet
✅ Vérifications MCP — page entièrement confirmée, 6 EFP exacts (+1 rappel) :
- המשכן אחד (« le Tabernacle-Un ») = [88.34.7] ✓ exact — rappel de la valeur déjà établie ch. VIII (p.312)
- אח (« frère ») = [9.9.9] ✓ exact
- אחים (« frères ») = [43.16.7] ✓ exact
- אחות (« sœur(s) », pluriel féminin sans singulier) = [37.19.1] ✓ exact
- בנים (« fils ») : E=50 ✓ exact
- בני (« fils de », forme contractée archaïque) : E=26 ✓ exact — même E que YHWH, non relevé explicitement par Bardet
- אב (« père ») = [3.3.3] ✓ exact
- אבות (« pères ») = [31.13.4] ✓ exact
Argument grammatical fin : en hébreu, « sœur » n’a pas de forme singulière propre (contrairement à « frère »), et le seul pluriel de « père » (avot) souligne la « secondarité créaturelle » des pères humains face au Père céleste unique (Matthieu 23:9). Belle continuité argumentative avec le motif égyptien du « Deux-en-Un » par le souffle (Fig.41, déjà établi p.329).
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