La Structure Duelle (p.335)

Il débute par une Cosmogonie. Cette Cosmogonie est structurée de façon à nous faire saisir l’architecture des modalités. On ne vous fournit pas des chapelets de noms, mais des faits. Les traducteurs peuvent venir ; ils pourront déformer dans le détail, ils ne détruiront jamais la structure fondamentale, la macrostructure mise en lumière dans les chapitres III et IV.

Cette Cosmogonie est, essentiellement, fondée sur une bi-partition à l’image de Y H W H — hA L H Y M, et non sur l’engendrement d’un troisième à partir d’un couple, à l’image des générations humaines. Au Deuxième Jour de la Création, Élohim opère une séparation entre les Eaux d’En-Haut et les Eaux d’En-Bas, à l’image du Bi-pôle : Père et Fils. Les Eaux : M hA Y M = 47. 11. 2., est, d’ailleurs, un duel ; le singulier : eau, n’existe point. Dieu continuera sa ré-partition entre la terre et les mers ⁷ ; les herbes et les arbres, le grand et le petit luminaire, les oiseaux et les poissons, les bêtes de la terre et l’Adam mâle-et-femelle. Vous l’avez vu.

Ce processus évoque la bi-partition cellulaire. Or, je l’ai déjà observé, le microscope électronique vient précisément de montrer que le centrosome, qui commande le noyau cellulaire dans la bi-partition, ne se dédouble nullement par simple division (comme on l’avait cru jusqu’à présent) mais par induction à distance. Le centrosome-père provoque, dans un champ magnétique, un autre lui-même, un centrosome-fils qui, lui, forcera le noyau à se dédoubler. C’est l’image la plus précise, et la plus universelle, chez tout vivant, des relations entre le Père et le Fils, le Bi-pôle relié par le Circulus de la Esprit, dont tout champ de forces, inexpliqué car inexplicable, est le reflet.

La Trinité, « Lui-les-Dieux », comme traduisit Fabre d’Olivet, n’est point à l’image de l’homme… C’est l’homme qui est à l’image du Bi-pôle. Il l’est tellement bien que la première femme sera sa fille. « Elle sera nommée : hA Sh H, l’hommesse, car elle a été prise de l’homme : hA Y Sh. » La reproduction sexuée, conjonction, inverse de la bi-partition, ne commencera qu’après la faute. Après la co-naissance du Bien et du Mal, après le péché de désobéissance (au 4e chapitre) seulement : « l’Adam connut Ève ».

« Égarés » par leur « guide » aveugle : Maïmonide, les rabbins modernes ont une peur maladive des anthropomorphismes dans la Bible. Comment pourrait-il s’en glisser, puisque c’est l’homme qui est à l’image de Dieu ? Dieu a une fonction « bouche » et une fonction « bras », une fonction « face » et une fonction « épaule » et, même, une fonction « virilité », qui est le bâton de chef qui ne

Notes projet

✅ Vérification MCP : מים (« eaux ») = [47.11.2] ✓ exact — Bardet relève que « eaux » est grammaticalement un duel en hébreu (le singulier « eau » n’existe pas), cohérent avec la thèse du Bi-pôle Père-Fils.

Argument biologique remarquable, dans la continuité du chapitre VIII (p.312) : le centrosome cellulaire se dédoublerait non par simple division mais par « induction à distance » (référence au microscope électronique) — analogie biologique directe avec la relation Père-Fils. Distinction théologique fine : ce n’est pas l’homme qui façonne la Trinité à son image, mais l’inverse — d’où le fait que « la première femme sera sa fille » (tirée de l’homme, avant la faute), la reproduction sexuée n’apparaissant qu’après le péché (Gn 4, « l’Adam connut Ève »). Critique renouvelée de Maïmonide et du rejet rabbinique moderne de l’anthropomorphisme biblique.


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