La Structure Duelle — Fig.42 (p.334)
(Trois schémas côte à côte : I. Triangle pointe en haut avec P au sommet, F et E aux deux pointes inférieures (flèches divergentes) — schéma de Photius. II. Étoile à 6 branches (hexagramme, deux triangles superposés) avec P, E, F aux sommets — l’Étoile de David. III. Croix en T avec P à gauche, F à droite (flèche), et S.E. en bas — diagramme latin.)
FIG. 42. — Voici trois anciennes représentations de la Trinité.
I. La première est le schéma de Photius, Patriarche de Constantinople, qui soutenait que le Père est « l’unique source de la déité ». Se fondant sur une phrase ambiguë de S. Irénée, il propagea que « le Fils et le Saint-Esprit sont les deux mains de Dieu ». Or, la phrase ne comporte pas le verbe être. En outre, S. Irénée rappelle — peu après — que le Saint-Esprit est au service du Logos. C’est « le Saint-Esprit, les deux mains de Dieu », comme le montrent toutes les impositions des mains requises pour la continuité apostolique. Cette erreur grossière, soutenue avec entêtement, a conduit à la séparation des Grecs et des Romains. Pourtant, d’anciens peintres représentaient une colombe dont les deux ailes unissaient la Bouche du Père et Celle du Fils.
Le plus piquant est que la Pentarchie Orthodoxe, c’est-à-dire les Cinq grands Patriarcats (à l’origine 4), affirme l’exacte structure des Cinq-Cinquièmes ; l’Esprit du Fils (5e Patriarcat) ayant été ajouté comme le Deutéronome ou les Actes. Ce sont :
Y — Rome. H — Byzance, la Nouvelle Rome — qui eut les mêmes défauts. Sh — Alexandrie, « l’homme fort », dont la suprématie tombera. W — Antioche, dont Pierre fut évêque, lui, le premier, affirma : « Tu es le Fils de Dieu ». H — Jérusalem, où l’Esprit du Fils a ressuscité Son Corps.
Jérusalem, ajoutée, est la preuve même du Filioque !…
II. La seconde est l’Étoile de David, utilisée par maints gnostiques. Elle indique la Trinité descendant sur terre par le triangle pointe en bas, et le ternaire humain ascendant. Cette superposition des deux triangles (et non une simple étoile) à 6 pointes, 6 angles et 6 côtés, manifeste le 666 constitutif du Shin (fig.35).
III. La troisième est le diagramme latin, qui tente d’expliquer la parfaite communion du Père et du Fils dans la production du Saint-Esprit. Il est incompatible avec le Signe de Croix, transmis par les Apôtres, où les deux bras aux deux mains indiquent la double spiration. Au lieu de « bredouiller » sur l’épaule droite, comme beaucoup, il faut se signer : « Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit par Marie », comme l’a su S. Dominique.
Le diagramme latin s’efforce de « développer le cycle des processions trinitaires, selon un schéma linéaire », déclare le P. Dondaine. C’est à croire que les théologiens emploient les mots : cycle, circulus ou circumincession, sans avoir jamais compris que seul un cercle réel, au contraire, pouvait traduire le : Y H W H linéaire. Pourquoi fallut-il attendre la 6e Église de Philadelphie pour l’Intelligence Totale des Écritures ? Sans doute parce que nous entrons seulement dans l’époque où la conversion des Juifs — libérés du lavage de cerveau talmudique — est possible !
Notes projet
Fig.42 propose une typologie critique de trois schémas trinitaires historiques, tous jugés insuffisants par Bardet au profit de sa propre structure circulaire Y-H-W-H. Argument original sur la Pentarchie orthodoxe (5 patriarcats) réinterprétée selon le schéma Y-H-Sh-W-H (5 lettres), Jérusalem étant présentée comme « la preuve même du Filioque ». Critique du Signe de Croix « bredouillé » sur l’épaule droite plutôt que « par Marie » (référence à saint Dominique) — précision liturgique propre à une sensibilité catholique traditionnelle. Référence ecclésiologique notable à « la 6e Église de Philadelphie » (Apocalypse 3, déjà un motif du corpus). Pas de valeur EFP hébraïque chiffrée sur cette page — argument structurel et symbolique (l’hexagramme=666 renvoie à la Fig.35 du chapitre VII).
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