La Structure Duelle (p.333)
Impossible de glisser de la sexologie dans l’Hébréo-Christianisme, au grand désespoir de M. Homais. La première épousaille mystique est celle d’hA B R M et de Y H W H. Lors de la première Alliance de Feu (Gen.15.10), le texte traite Abram d’« homme-séparé » et Y H W H de « son Amie ». Or, A B R M = 47, et « son Amie » : R chA H W = 47. Il y a mieux, la phrase fournit :
hA Y Sh - B Th R W L Q R hA Th R chA H W 82 74 47
Au lieu de dire : « les deux morceaux coupés face-à-face », le texte comporte exactement : « l’homme séparé en face de son Amie. » Lors de la seconde épousaille mystique, avec hA L H Y M = 52, hA B R H M = 52, forcément, qui fournit « comme » un hymen sanglant : sa circoncision. La première fois, il est masculin ; la seconde, comme émasculinisé… Pourquoi, homme-séparé ? C’est qu’hA B R H M sera bien père, mais sa paternité des croyants est de nature spirituelle. Il annonce S. Joseph : « séparé et surajouté », de nature humaine. Tout est prophétisé, tout est complémentaire. Aussi, la suprême épousaille mystique, documentée, a lieu entre la Femme : Marie, et sa sœur : la Esprit.
La sexologie reste tellement ancrée dans la déviation rabbinique que la Jewish Encyclopedia déclare « incompatible avec le mode de pensée juive, la conception virginale par le Saint-Esprit, parce que Ruah est féminin, à la fois en hébreu et en araméen ». Aveugles ! C’est, précisément, les deux Hé, féminins, ajoutés à Abram et Saray qui engendrèrent le Fils de la Promesse ! L’évacuation de toute sexologie dans l’Hébréo-Christianisme — là où elle n’a point sa place — entraîne l’absence de Théogonie. Toute Théogonie est une descente dans le temps, incompatible avec l’éternité de la Tri-Unité. Toute Théogonie entraîne des successions non seulement logiques (conséquence de notre pensée linéaire) mais, pire, chronologiques.
Attribuer la sexualité à la Trinité — hors du créé — est absurde, mais cette erreur scientifique entraîne à de graves égarements. Un cas typique, et navrant, est celui de René Guénon qui, dans sa Grande Triade, ne distingue pas la structure de la Trinité de celle d’une quelconque Trimourti. De fausses analogies en fausses analogies, Re-mort Guénon a fini par tomber dans la trappe de l’Islam…
A la différence de toutes les genèses de toute l’Antiquité, le Récit Biblique se distingue par son absence de Théogonie. Il ne comporte point un dévidement en chaîne de dieux et de déesses.
Notes projet
✅ Vérifications MCP — page entièrement confirmée, 5 EFP exacts :
- אברם (Abram) = 47 ✓ exact
- רעהו (« son Amie », désignant YHWH dans l’Alliance de Feu de Gn 15:10) = [47.20.2] = EFP exact de YHShWH ✓✓✓ — quatrième occurrence de ce motif dans le corpus (après היה אור, חמור, אחדים, ch. VIII), à ajouter à la liste des convergences vers [47.20.2] ⚠️⚠️⚠️
- איש בתרו (« l’homme séparé de son morceau ») = [82.19.1] ✓ exact
- לקראת (« en face de ») = 74 ✓ exact
- אברהם (Abraham) = 52 ✓ exact — identique à אלהים (Elohim), Bardet le relève lui-même (« forcément »)
Argument théologique central : trois « épousailles mystiques » successives (Abram-YHWH via l’Alliance de Feu ; Abraham-Elohim via la circoncision ; Marie-Esprit Saint) comme structure typologique cohérente. Critique nommée et sévère de René Guénon (La Grande Triade), accusé de confondre structure trinitaire chrétienne et Trimourti hindoue, menant selon Bardet à sa conversion tardive à l’Islam (jeu de mots polémique « Re-mort Guénon »). Réfutation de la Jewish Encyclopedia sur l’incompatibilité supposée entre conception virginale et féminité grammaticale de Ruah.
Photo : IMG_20260903_134450.jpg (p.332) · Voir l’original p.332
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