Le Trésor secret d’Ishraël (p.330)

en a une masculin pluriel (et non pas duelle, si caractéristique en hébreu). Mais Y H W H comme hA L H Y M représentent différemment, mais en toute leur entièreté, les Trois Personnes Divines. En l’Incréé il n’y a donc pas de sexualité, au sens originel de sectus : séparé. Il y a distinction, non séparation ; di-morphisme, non bisexualité. On passe à la séparation-en-puissance, avec l’hA D M, créé à l’image de Dieu. L’hA D M mâle-et-femelle (de Gen.1.27) Z K R W N Q B H = 84. 30. 3., image de Y H W H — hA L H W Y M achevé = 84. 39. 3. « Tout va par deux sur la Terre comme au Ciel »…

Or, la sublimation de la sexualité est essentielle en vue de l’Amour divin ; pas de mystique sans épousailles au sommet, pas d’épousailles sans pureté, sans virginité spirituelle, sans détachement de la nature qui permette l’union en la sur-nature. Les « terreux » ne peuvent comprendre cela. Ils ignorent que la tendresse réelle est au-delà de toute sexualité. Seul l’amour d’un père ou d’une mère pour ses enfants, surtout quand ils sont malades ou difformes, s’en rapproche.

La génération ou, mieux, la « filiation » du Fils par le Père ne semble guère poser de problème à l’Occidental. Seul un primaire comme Mohammed peut s’exclamer : « Comment aurait-il des enfants alors qu’il n’a point de compagne ? » (Sourate 6.101). Certes, Mohammed vise surtout les enfants : anges-filles ou djinns ! Mais, précise la Sourate 25.2 : « Il n’a pas pris d’enfant, n’a point d’associé en son Royaume ⁴. »

Toutefois, le Prophète, qui insiste tant sur l’Unité divine, ne cesse de décerner à Allah des épithètes doubles. Depuis la première Sourate (le Pater coranique) jusqu’à la 114e, Allah est le « Bienfaiteur Miséricordieux ». Telle est la première phrase de chaque Sourate. En outre, dans les troisième et quatrième périodes de sa vie, les épithètes doubles fleurissent à la fin des versets : « Puissant et Omniscient », « Audient et Omniscient », « Puissant et Sage », etc. Le Prophète n’échappe pas au Bi-pôle… Quelles que soient ses vaticinations, il est — comme tous — « enfermé » dans le rythme : Y H W H — hA L H Y M ⁵.

L’incompréhension d’un sexuel comme Mohammed ne l’empêche pourtant point de reconnaître la naissance virginale de Jésus en Marie, par l’Esprit d’Allah. Ce n’est point l’absence de Père charnel qui gêne le Musulman, c’est l’absence de Mère, de matrice. Les oulémas modernes, les érudits, auront beau vouloir transformer les « houris aux grands yeux » du Paradis en entités philosophiques, le fondateur, lui, n’a guère dépassé le niveau de

Notes projet

✅ Vérifications MCP :

  • זכר ונקבה (« mâle et femelle », Gn 1:27) = [84.30.3] ✓ exact — déjà bien connu (ch. VI, p.235)
  • יהוה אלוהים (« YHWH-Elohim », forme « achevée » avec Waw supplémentaire dans Elohim) = [84.39.3] ✓ exact — confirme précisément la lecture de Bardet, même E que le couple humain mâle-femelle, argument théologique central (l’Adam mâle-et-femelle comme image du couple divin YHWH-Elohim)

Développement sur la sexualité comme catégorie inapplicable à l’Incréé (« distinction, non séparation ; di-morphisme, non bisexualité »). Discussion critique mais nuancée de l’Islam : Bardet relève que Mahomet, malgré son insistance sur l’Unité divine, emploie systématiquement des « épithètes doubles » pour Allah (Bienfaiteur Miséricordieux, etc.), retombant ainsi malgré lui dans le rythme Bi-pôle YHWH-Elohim. Reconnaissance notable : l’Islam admet la naissance virginale de Jésus (Sourate 19), la difficulté portant selon Bardet sur l’absence de Mère plutôt que de Père. Jugement critique appuyé sur Mahomet (« un primaire », « un sexuel ») — ton polémique à documenter fidèlement sans reprise.


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