Le Trésor secret d’Ishraël (p.328)
Horus. Si l’Égypte a conservé la « duplication » structurale de la Divinité en toute son architecture, cette dernière a été recouverte par trop d’alluvions sexologiques pour être comptée à part.
La sexologie a envahi tous les domaines. Jadis, un Pythagore a vu, dans les nombres pairs, des féminins car le pair « laisse pour ainsi dire un espace prêt à recevoir en lui-même ² » ; au contraire, le nombre impair possède « au milieu de la division quelque chose qui est capable de procréer » ! Plutarque, qui nous le rapporte, n’a, évidemment, pas de chance car 3.5.7… les nombres de l’Esprit, sont justement impairs. Aujourd’hui un Abellio distinguera, lui, une dualité sexologique à l’intérieur même des nombres, alors que la dualité d’aspect provient de ce que le « signe » alphabétique est, à la fois, lu comme lettre et compté comme nombre. Allons-nous traiter ce signe-lettre de masculin exprimant le Verbe ? ce même signe-nombre de féminin insinuant l’Esprit ? Grammaticalement ce serait logique, le nombre qualitatif se plaçant après la chose qualifiée, en hébreu.
Dans le Mosaïsme, il n’y a pas de sexes, mais des genres ; comme il y a droite et gauche, il y a masculin et féminin. Le Tétragramme nous a enseigné que la Trinité se compose d’un Bi-pôle inséparable : Père et Fils, masculin, et de deux sœurs : plus exactement, deux femmes, « femme-à-sa-sœur » ³ : hA Sh H hA L-hA cH Th H (Exode 26.3). Le mot fille : B Th, n’est pas employé, mais bien femme : hA Sh H = 27. Vous retrouvez le « Femme » évangélique. Et comme il y a deux hA Sh H = 27, la boucle est bien refermée, car 54, c’est la B R Y Th : l’Alliance, toujours circulaire. La Trinité est donc di-morphique, mais nullement sexuée comme toute triade. Elle unit un couple masculin et un couple féminin dont les fonctions de « pôles » et de « circuit » évacuent tout anthropomorphisme. La « loi sexuelle » qui caractérise le Zohar est la preuve immédiate de son apostasie du mosaïsme, dont il n’est qu’une caricature satanique.
Quand un Targum chaldaïque évoque le Père et le Fils, la Mère et la Fille, vous savez — instantanément — qu’il a perdu la clef mosaïque ; il retombe dans la filiation humaine, si justement évitée par les deux femmes-sœurs. Les Égyptiens conservaient toujours de précieuses indications de la Révélation primordiale : « Je suis ta double sœur », disait Isis à Osiris. La déesse (qui n’est que l’aspect de la double illumination du Dieu) est nommée au duel. Mais hélas ! ils renchérissaient trop humainement, en faisant de cette déesse : mère et fille.
Y H W H possède une terminaison féminine, hA L H Y M
Notes projet
✅ Valeurs déjà établies, reconfirmées ici par Bardet lui-même : אשה (Isha, « femme ») = 27 (déjà vérifié p.311, chapitre VIII) ; deux fois 27 = 54 = ברית (Alliance, déjà bien connu). Bardet construit ici un argument théologique remarquable : la Trinité serait « di-morphique » — un couple masculin (Père-Fils) et un couple féminin (« femme-à-sa-sœur », Ex 26:3, désignant les deux tentures jumelles du Tabernacle) — sans pour autant être « sexuée » comme les triades païennes. Critique sévère et récurrente du Zohar qualifié de « caricature satanique » du mosaïsme sur ce point précis — position doctrinale ferme à documenter fidèlement sans validation implicite. Référence égyptienne (Isis « Je suis ta double sœur » à Osiris) comme trace de la Révélation primordiale déformée par un « renchérissement » anthropomorphique (mère-fille).
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