NOTES DU CHAPITRE VII (p.285)

1. Et des bibliothèques…? Quant aux Biblistes, Reuchlin et J.-B. Drach sont ignorés du Dictionnaire de la Bible ; mais le Dictionnaire de Théologie Catholique ignore bien le mot « Miséricorde » !…

2. « Mot » ou « syllabe », en écriture pleine, se disait : Th Y B H = 39, de Th B H : l’arche, le coffre, pour exprimer son indivisibilité. Il a deux pluriels, l’un hébraïque : Th Y B W Th = 62. 17. 8, l’autre araméen : Th Y B Y N = 69. 15. 6.

3. Grammatica Hebrea Eliae Levitae, germani, par Sebastianum Munsterum. (Basilae, 1537.) La première grammaire, celle du Gaon Saadia, écrite en arabe (mais en caractères carrés), a été littéralement copiée sur une grammaire arabe. Copie si inconvenante que Saadia fournit comme verbe type le verbe Ph chA L (faire), qui, s’il est régulier en arabe, est totalement irrégulier en hébreu… Il en subsiste des séquelles dans les noms de certaines formes verbales ; mais on utilise, désormais, Q Sh R = attaché.

4. J’emploie le mot : hA W Th, qui est déjà un plur. fém. Il a un pluriel par redoublement : hA W Th Y W Th, expressif du génie de la langue : double témoignage. Mais pour éviter des analogies inexactes, dans le cas des deux luminaires, il est écrit : hA Th Th, défectivement de toutes voyelles.

5. Cette conception, selon certains indouisants, serait identique dans la devanagari. Les 49 lettres de cette écriture sanscrite sont dérivées du point de l’AUM, c’est-à-dire du M représenté par un point. Ce point, placé au-dessus de la barre horizontale (véritable bouclier contre le Ciel) et sur une consonne, ajoute le son M ou N à cette consonne. Cette explication, fournie par Saint-Yves (qui s’est ajouté : d’Alveydre), est sans doute un démarquage de l’hébreu. Saint-Yves est l’auteur de « Mission des Juifs » et de « Mission des Français ».

6. Knorr de Rosenroth fournit une numération kabbalistique avec 1000 pour Aleph… mais 2000 pour Beth… 9000 pour Teth… toujours l’absurde.

7. David Hilbert, pour frapper les esprits, disait, dès 1891 : « Au lieu des mots « point », « droite », « plan », en géométrie, on doit pouvoir dire partout sans inconvénient « table », « chaise » et « verre de bière ». Boutade qui met en relief le principe fondamental qu’en mathématique, la nature propre des êtres étudiés n’importe pas, ce sont les relations de ces êtres entre eux qui importent, seules. En matière de nombres, la désaccoutumance euclidienne doit être poussée plus loin encore.

Notes projet

✅ Vérifications MCP — 3 EFP exacts :

  • תיבה (Tebah, « l’arche/le coffre », terme désignant aussi « mot/syllabe ») = 39 ✓ exact
  • תיבות (pluriel hébreu) = [62.17.8] ✓ exact
  • תיבין (pluriel araméen) = [69.15.6] ✓ exact

Notes riches en références bibliographiques (Elias Levita/Münster 1537, Saadia Gaon, Knorr von Rosenroth — figure centrale de la Kabbale chrétienne déjà évoquée p.281 par ses successeurs, ici critiqué pour sa numération arbitraire). Référence intéressante à David Hilbert (note 7) et sa célèbre boutade sur les fondements axiomatiques des mathématiques (point/droite/plan interchangeables avec table/chaise/verre de bière) — utilisée par Bardet pour justifier son approche non-euclidienne des nombres bibliques. Référence à Saint-Yves d’Alveydre (théosophe français, 19e s., auteur de « Mission des Juifs ») comme source possible de rapprochements hébreu/sanskrit.


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