Le Grand Complot contre IshRael (p.283)
et de la Thorah, mais par une interprétation spirituelle. Ce qui ne suffisait pas, d’ailleurs. Vous en avez eu la preuve. Jésus a dû lui apparaître en 1917, en Pologne dévastée, puis à nouveau lorsqu’il célébrait la Fête des Expiations, le Yom-Kippour, d’octobre 1944… alors qu’il était dans le Saint-des-Saints ²⁵ !
Qui pourrait douter que les Juifs vont retrouver LEUR FOI ? Pas question de conversion ou de christianisation ; ils n’ont pas à se convertir, mais à SE RE-TROUVER.
Un peu de bon sens spirituel, de ce sens supérieur des choses de Dieu. Quand la foule réclame : « Que son Sang retombe sur notre tête et sur celle de nos enfants… », c’est pour que ce Sang les purifie. Les aspersions du sang n’ont jamais eu d’autre but, dans l’Ancienne Alliance, que de purification.
Le Talmud étant une barrière contre Moïse, il est resté aux Juifs une solution : devenir rationalistes, comme Maïmonide, Mendelssohn ou les Juifs libéraux actuels, derrière André Zaoui, en France, afin d’échapper, par ce biais, aux élucubrations mensongères. La plupart des Juifs occidentaux ne gardent guère plus qu’une soif de Dieu et une croyance extrêmement réduite en quelques dogmes moraux.
R.L. Wogué a reconnu qu’il n’y a pas de théologie judaïque. Et pour cause ! Sur quoi s’appuierait-elle ? sur des citations fausses ? des Qéry-Khétib de truquage ?
L. Wogué voit trois rubriques : Dieu, la Révélation, la Rémunération future (peine et récompense)… ce qui est parfaitement trinitaire, malgré lui. A cette Rémunération se rattachent les questions « du libre arbitre, du mal psychique et du mal moral, de la nature de l’âme et de son immortalité, de la nature et de la durée de la rémunération, de la pénitence et de la prière, enfin du Messie et de la Résurrection. Il résume fort bien : Dieu est l’auteur de notre existence, le bonheur (rémunération éternelle) en est le but, la Révélation (Thorah) est le moyen ou l’instrument qui nous est donné pour l’atteindre. »
Il fallait lutter contre Mendelssohn, qui ne voyait qu’une « législation révélée », n’imposant aucune croyance, aucun dogme, aucune vérité professée, mais uniquement des actes à accomplir. Au lieu de s’échapper du Talmud — par le Haut — Mendelssohn s’échappe par le bas : l’activisme, lequel a détruit, de son côté, l’Église Catholique.
Vous avez saisi qu’il n’y a aucune barrière, sauf celle dressée par les hommes, entre Hébraïsme et Christianisme ; entre la racine et la tige de l’olivier, comme disait Rabbi Saül converti.
Notes projet
Conclusion du chapitre VII (proche) : thèse centrale de Bardet — les Juifs n’ont pas à « se convertir » mais à « se re-trouver » (leur propre foi originelle, déjà trinitaire selon lui). Référence datée aux apparitions à Israël Zolli (1917 en Pologne, puis 1944 — déjà développées ch. VI pp.192-193, reprises ici en clôture). Analyse critique de Moses Mendelssohn (Haskala, rationalisme juif des Lumières) mis en parallèle avec un « activisme » jugé destructeur, comparé implicitement à des dérives similaires dans le catholicisme contemporain. Citation de L. Wogué reconnaissant malgré lui une structure « parfaitement trinitaire » (Dieu/Révélation/Rémunération) dans sa propre théologie du judaïsme. Pas de valeur EFP sur cette page.
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