Le Grand Complot contre IshRael (p.275)

mais 13… Il est Un comme le Père, hA cH D, et non hA cH R = dernier.

Le mystère est dissipé, mais observez combien les pré-coordinations divines sont faciles, à portée immédiate du petit enfant. Tandis que les insinuations esdraïques restent sémitiques d’esprit et font appel à plus d’astuce. Dans le cas présent, d’ailleurs, les deux ponctuations — publique et privée — ne simplifiaient pas les recherches. Il fallait un rationaliste pour transmettre, sans inquiétude, la massore exacte, et révélatrice du secret.

Voyons un dernier cas, un « monstre », une « inconséquence dans l’orthographe » pour l’aveugle David Ginsburg.

Daniel, qui devrait se ponctuer simplement : D N Y hA L, est ponctué comme D N Y Y hA L, le Yod ayant reçu un daguesh (point au milieu) qui le fait redoubler. Vous verrez pourquoi p.308. Mais il y a plus : les ponctuateurs précisent que le N doit recevoir un hiriq (H Y R Q = 54), point-voyelle : i long, tandis que le Tsere (Ts R Y = 48) du hA, soit é long, doit être disposé sous le Yod. Soit le schéma suivant :

D N (Y) Y hA L a  i  e

C’est, évidemment, un « monstre », mais esdraïque. Le Yod réunit 4 points. D’abord, au milieu, le point du daguesh, puis son e (qui s’indique par 2 points), enfin le i (un point mis sous le N, mais qui se rapporte, phonétiquement, à lui). Ces 4 points pour un seul Yod évoquent l’hAleph aux 4 branches en lequel les Kabbalistes ont inséré les 4 lettres tétragrammiques. Mais le plus extraordinaire, c’est que hA L ne reçoit aucun point. Il devrait, au minimum, recevoir un shéwa, pour la vraisemblance phonique. Il n’a rien. Nullement prononçable, il ne se prononce pas… il est éliminé. Le Yod à 4 points met dans l’ombre le hA L ; c’est bien ce que démontrera Daniel, éliminant le « hA L » babylonien par son Y H W H…

Les 4 points du Yod redoublé se prononcent : i, puis : e, selon l’ordre Y-hA classique. Comment nombrer Daniel ? sans doute sans le hA L, soit donc : D N Y = 28. 10. 1. et vous retombez sur le nombre du mystère : R Z hA ; ou bien faut-il ajouter le Tétragramme indiqué par les 4 points ? Cela donnerait : 28+26 = 54 !… Le Livre de Daniel, l’un des plus étonnants de la Bible, celui qui renferme les plus extraordinaires prophéties et miraculeuses interventions, apparaît aux rationalistes comme une affabulation. Or, les archéologues ont montré qu’historique-

Notes projet

✅ Vérifications MCP — page entièrement confirmée, 3 EFP exacts :

  • הירק (Hiriq, point-voyelle) = 54 ✓ exact
  • צרי (Tséré, point-voyelle) = 48 ✓ exact
  • דני (Dani, « Daniel » sans le hA L final) = [28.10.1] ✓ exact — identique à רזא (« mystère »), convergence explicitement relevée par Bardet lui-même (« vous retombez sur le nombre du mystère »)

Argument théologico-grammatical remarquable : Bardet interprète la ponctuation « anormale » du nom de Daniel (Yod redoublé à 4 points, hA L final totalement dépourvu de point-voyelle et donc « imprononçable ») comme un signe voulu — le nom divin babylonien hA L (El) serait ainsi « éliminé » silencieusement dans le texte, préfigurant le livre de Daniel qui privilégiera le Tétragramme YHWH sur les divinités babyloniennes. Calcul explicite 28+26=54 (Dani + Tétragramme) proposé par Bardet comme alternative de comptage.


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