Le Grand Complot contre IshRael (p.271)
celles qui se rapportent au nombre des lettres. L’araméen sert à énumérer les « Kéri et les Kétib », écrit-on toujours (à la grecque) alors qu’il y a : Q R Y = « lire » ainsi, et K Th Y B = « écrit » ainsi. Il y a donc, ici, diverses couches dont la pire est la dernière, car tous les Q R Y ont pour but de dissimuler le sens réel des mots. On n’a pas le droit de changer ce qui est écrit, même pour la lecture. C’est pourquoi le Rouleau d’Esther (9.29) porte : W Th K Th B, avec un grand Th=22, pour souligner l’interdiction de changer une lettre. La distinction des Q R Y et K Th Y B est inconnue de Flavius Josèphe, Philon, S. Jérôme. Elle a son origine dans le Talmud, postérieur, en contradiction avec la Tradition esdraïque. Un simple exemple (II Rois 2.11) : Élie est enlevé au Ciel « dans un tourbillon : B Ss chA R H = 58.22.4. Le Qéry indique que l’on doit remplacer le B par un H… ce qui détruit l’indicatif esdraïque. Dieu répond à Job (38.1) « du sein du tourbillon » : M N H Ss chA R H = 88.34.7… Cette fois, on propose de le lire en deux parties, avec un N final pour détruire l’indicatif !…
Ce sont, directement, les esdraïques qui ont indiqué les lettres Majuscules et minuscules auxquelles je consacre les chapitres XI et XII. En effet, les premières se disent : R B Th Y = 54 ; les secondes : Z chA Y R hA = 54,… également nombre de l’Alliance ; le premier mot est absent de la liste des termes massorétiques de la Bible de Kittel, qui utilise « maj. » et « min. » latines. On peut détecter les termes esdraïques surtout par les nombres. Les vis-à-vis, si importants, sont appelés par eux : « encore et sûrement » hA K Y N et R Q Y N, soit 47 et 74 (lesquels ne sont point des pluriels araméens, comme le ferait croire leur terminaison en : Y N, mais des adverbes hébreux). Observez l’appellation du Waw, le long : hA R Y K = 54, par rapport au Yod : le court : Z chA Y R = 53… lequel est premier. (Z chA Y R hA = 54, signifie une minuscule, vous venez de le voir.) De même, un Waw « un peu raccourci par le bas » est appelé Q T Y chA hA et nombre : 55. Observez bien la judicieuse gradation : 53. 54. 55. Évidemment tous ces mots ont été forgés.
Les ponctuateurs.
J. Touzard déclare que vers le 2e siècle après J.-C. on était arrivé à une véritable fixité du texte hébreu. « Pendant l’âge
Notes projet
✅ Vérifications MCP — 8/9 valeurs confirmées exactes :
- בסערה (« dans un tourbillon », II Rois 2:11) = [58.22.4] ✓ exact
- מנהסערה (« du sein du tourbillon », Job 38:1, lu comme un seul mot contigu — sans espace, conformément à la lecture esdraïque défendue par Bardet) = [88.34.7] ✓ exact — confirme précisément l’argument de Bardet : ajouter un espace (lecture qéry en deux parties) détruirait cette valeur
- רבתי (Rabbeti, « majuscule ») = 54 ✓ exact
- זעירא (Ze’ira, « minuscule ») = 54 ✓ exact — identique à Rabbeti
- רקין (« sûrement ») = 74 ✓ exact
- אריך (« long », Waw) = 54 ✓ exact
- זעיר (« court », Yod) = 53 ✓ exact
- קטיעא (« raccourci par le bas ») = 55 ✓ exact — gradation 53→54→55 entièrement confirmée
⚠️ Non résolu : « hA K Y N = 47 » (« encore », vis-à-vis de רקין=74) — ni אכן(37), ni הכן(41), ni הכין(51) ne donnent 47. Orthographe exacte à vérifier sur l’édition ou avec le père.
Argument méthodologique central : les termes techniques massorétiques (Rabbeti/Ze’ira, Arikh/Za’ir, Qetiya) seraient des néologismes « forgés » par les esdraïques précisément pour leurs valeurs numériques — thèse cohérente avec l’ensemble du chapitre VII sur la primauté du système lettres-nombres.
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