Le Grand Complot contre IshRael (p.268)
Les Hébreux, eux, agissaient de même, mais écrivaient sur le sable. Le Rabbi de l’époque n’avait pas de rouleau. Il livrait, verset par verset, sa connaissance, qui était doublement mémorisée grâce au triple enseignement audible, visible et manuel de la Trinité.
Cet enseignement avait l’avantage — que connaissaient bien les Druides — de laisser « vivre le texte ». Au fur et à mesure que les Prophètes recevaient de nouvelles inspirations, ils ajoutaient quelques détails, n’enlevaient jamais rien, et l’ensemble grandissait organiquement, sans qu’il y ait besoin de modifications, de transformations, ni de ratures comme sur les célèbres manuscrits de Proust. Partant du noyau (de la main de Moïse), s’ajoutent au thème majeur, des compléments, des précisions, des reprises enrichissantes (et non des « doublets » de rabâchage), et cela « jusqu’en −270 ». Ce n’est qu’en rédigeant cet ouvrage que j’ai saisi le rapport exact avec la mort de Shiméon le Juste et toute la tradition de la Synagogue. La Bible n’est point faite d’un amalgame de traditions différentes, d’une addition de morceaux, mais de fleurs et de fruits qui éclosent et mûrissent sur la tige qui les alimente de sa sève : l’Unique Esprit. Il faut rejeter la fausse science du : Comment ? pour la vraie science du : Pourquoi ?
Il est donc absurde de vouloir tirer d’un mot ou d’un ajout récent la date historique d’un texte majeur. Il y eut des « adjonctions innombrables ». Ce n’est pas une question de couches superposées, mais d’ajouts com-posés. Il n’y a pas un deuxième Isaïe, il y a un Isaïe enrichi, comme il y a de l’Uranium enrichi. Ignore-t-on que la plupart de nos corps dits simples sont toujours un mélange d’isotopes ? Un isotope n’a pas d’autre nature chimique, il ne diffère de ses frères que par le nombre de ses neutrons… Seul, l’or n’a pas de frère !
Jamais, d’ailleurs, il n’y eut de telles hypothèses. Les plus anciens manuscrits de Virgile datent de 350 ans après sa mort, de Tite-Live : 500, d’Horace : 900, de Platon : 1300, d’Euripide : 1600. Pour Tacite, le plus ancien manuscrit connu remonte au début du 15e siècle, et personne n’avait entendu parler de lui avant !… Et pourtant, nul ne songe à mettre en doute l’authenticité de ces textes vénérables, copiés par des profanes ou des mercenaires… sans vérificateur.
Le Texte Biblique, ayant pour UNIQUE AUTEUR LE DIEU VIVANT, EST RESTÉ VIVANT JUSQU’A CE QUE LE LUMIÈRE quitte le Temple. C’est bien pourquoi nous avons
Notes projet
Argument central du chapitre VII : le texte biblique aurait « vécu » organiquement (ajouts successifs sans contradiction, « jusqu’en −270 ») jusqu’à la mort de Shiméon le Juste — connexion explicitement présentée par Bardet comme une découverte faite « en rédigeant cet ouvrage » (élément biographique sur la genèse du TSI). Argument comparatiste fort : délais de transmission manuscrite bien plus longs pour les auteurs classiques (Virgile 350 ans, Tacite ~1500 ans) que pour la Bible, sans que cela remette en cause leur authenticité — retournement rhétorique contre l’hypercritique biblique. Analogie scientifique (isotopes, Uranium enrichi) pour justifier la notion d’« Isaïe enrichi » plutôt que Deutéro-Isaïe. Pas de valeur EFP hébraïque sur cette page.
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