Le Grand Complot contre IshRael (p.256)

Car le texte en hébreu carré, qui nous est admirablement transmis, date de la moitié du 5e siècle avant J.-C. et, bien entendu, n’est pas de Moïse. Toutefois, en utilisant les hiéroglyphes égyptiens, Moïse pouvait parfaitement transcrire phonétiquement le Tétragramme purement vocalique : Plume = Yod ; poussin de caille = Waw ; enclos à l’entrée ouverte = Hé… Ce qui, d’ailleurs, doit faire abandonner aux égyptologues leurs préjugés. Les phonogrammes ne sont pas tous des consonnes. L’écriture carrée — ou Ashury —, retrouvée en Chaldée, est infiniment plus juste d’expression que toutes les écritures phéniciennes d’avant la Captivité.

Mais si l’on regarde les chiffres attribués aux lettres en tous les écrits rabbiniques, on est scandalisé. Que devient cet Aleph, l’Unité Père de tout ? Le chiffre 900 est attribué au Tsadé final… et plus l’on s’éloigne de l’Unité Créatrice, plus le chiffre croît. Et tous les Talmudistes et Kabbalistes ont fait leurs calculs sur cette base d’inversion des valeurs ⁵.

De quand date cette numération qui fait du Kaph un 20, du Lamed un 30… du Qof un 100… jusqu’à 900, car — observez-le — il n’y a pas de mille ? Mille en hébreu se dit, précisément : hA L Ph… donc mille devrait être en tête, et tous les autres descendre jusqu’à 2. Pas de 1 ⁶.

La numération rabbinique n’a absolument aucune valeur appliquée aux lettres esdraïques, car elle ne date pas d’Esdras. Le zéro est entré en Asie Mineure vers le 7e siècle, par les Arabes ; il ne se répandit en Europe que vers le 11e. Autant qu’on peut le savoir, il provient de l’Inde, « pulvérisatrice » de toute unité, vers le 5e siècle, soit donc : 1 000 ans après Esdras, 800 après que la Thorah eut commencé sa « vie cachée ». Le zéro n’était pas indispensable, tant qu’on restait dans les petits nombres : Yod = 10 ; Resh = 20, n’ont jamais été « vus » ainsi par les Esdraïques mais « lus » mentalement comme : dix et vingt. C’est l’une des raisons pour lesquelles, dans la Bible, il n’y a aucun signe-chiffre ; tout est écrit en toutes lettres, de façon à éviter toute erreur.

L’Aleph étant le Père de toutes les hA W Th Y W Th, comment se présentent les nombres, issus de cette Unité ? Deux n’est nullement la répétition de l’unité puisqu’il est né de la bipartition de cette unité… quatre n’est pas quatre fois l’unité, mais une quatrième portion de cette unité. Le simple croquis de la figure 38 montre comment s’engendrent les nombres par subdivision interne ; c’est ainsi qu’ont procédé les Massorètes pour la subdivision des versets.

Notes projet

Page critique et philosophique, sans nouvelle valeur EFP hébraïque ordinale à vérifier (le sujet est la numération rabbinique standard — Aleph=1…Tsade final=900 — que Bardet rejette précisément parce qu’elle s’écarte de son propre système ordinal 1-27 à structure inversée). Argument historique : le zéro serait entré en usage sémitique via les Arabes au 7e siècle, puis en Europe au 11e, soit très après Esdras — donc absent du système originel des lettres-nombres. Annonce de la Fig.38 (subdivision interne des nombres, méthode massorétique de division des versets) — à retrouver dans les pages suivantes.


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