Le Grand Complot contre IshRael (p.255)

Alors commencent les explications embarrassées. Les grammairiens, selon leur goût, vous parlent de semi-consonnes, de « matres lectionis », de « mères de lecture » afin que ces semi-consonnes deviennent semi-voyelles pour permettre la lecture ! Le sommet est atteint par le brave Père Touzard, dont un chapitre de sa grammaire (p.119) s’intitule : « les Faibles »… Il s’agit des 4 lettres du Tout-Puissant : hA et Y H W !… « Les lettres faibles sont des consonnes dont l’articulation est si peu sensible qu’en certains cas, elles peuvent cesser de se faire entendre. Elles n’ont plus alors qu’un rôle orthographique »… (Heureusement.) « Il faut distinguer des lettres faibles, proprement (!) dites, ces matres lectionis qui, complètement étrangères à la racine, ont dû être ajoutées après coup au texte pour indiquer des voyelles longues ; les lettres faibles font partie de la racine. » Inutile de continuer, autant discuter des valences chimiques avec un habitué du P.M.U.

Ahuri, je remonte jusqu’à une édition d’une des premières grammaires, celle d’Elias Levita (Ss Ph R H D Q D W Q) ³. Je constate que tout le monde la copie et renchérit, sans le moindre sens critique, comme si ce Levita était Moïse. C’est à vous dégoûter de l’hébreu… et je pense aux dictons populaires : « c’est de l’hébreu » ou « c’est du chinois »… Mais si le chinois est hors de portée, l’hébreu est très facile, à condition d’éviter les chaussetrapes, les pièges et les barrières.

Puis vient la question des Nombres, c’est-à-dire des lettres utilisées comme nombres, ou plutôt : chiffrées. Or, il n’existe aucun nom au singulier pour dire : lettre. On utilise le féminin pluriel : hA W Th = 29, qui signifie : signes. Il y a plus de 70 fois le mot hA W Th dans le sens de signes, témoins… et de nombreux dans le Ciel : les Grands Luminaires, les étoiles, l’Arc-en-Ciel, etc. Le Sabbat lui-même : Sh B Th = 45, est un signe de perpétuité (Exode 31.17). Certains Kabbalistes l’ont compris, il n’y a qu’une seule lettre, la première, le hA : le Aleph ; toutes les autres sont filles (le féminin est la marque des seconds). Elles sont donc « hA W Th ». Le cas est identique à celui du Père : hA B, dont le pluriel est féminin : hA B W Th… car il n’y a qu’un Père Premier, qui est dans les Cieux. Par ailleurs, dans le Talmud (comme chez les Viêt), le père charnel passe après le Père Spirituel : le Maître.

Les hA W Th Y W Th sont donc des doubles témoins ⁴, des lettres-nombres, recto verso, comme nos pièces de monnaie. C’est pourquoi les Tables de la Loi furent ré-écrites en « hébreu double » par les esdraïques.

Notes projet

✅ Vérifications MCP :

  • אות (« signe », féminin pluriel אותות = lettres) : E=29 ✓ exact
  • שבת (Sabbat) : E=45 ✓ exact

Argument grammatical de Bardet : אות (féminin pluriel) est le seul mot pour « lettre », impliquant que seul l’Aleph est premier/masculin et que toutes les autres lettres sont « filles ». Critique renouvelée des grammairiens (Touzard, Elias Levita) qui parlent de « lettres faibles » sans reconnaître leur rôle structurel. Référence à Exode 31:17 (le Sabbat comme signe éternel).


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