Le Grand Complot contre IshRael (p.253)

la pré-coordination des nombres décimaux, l’unité des 3 Personnes exprimée par 4 lettres !…

Heureusement qu’il existe — pour les ignorants de mon espèce — le dictionnaire de Davidson (Analytical Hebrew and Chaldee Lexicon, London, s.d.), qui permet de franchir les obstacles dressés par les spécialistes. Ce dictionnaire analytique (hébreu et chaldéen), fameux cadeau de Roland Maisonneuve, professeur d’anglais, le 2 mars 61, répare une « general failure ». Il fournit tous les mots documentés, à la queue leu leu, vous renvoyant à leurs racines. Non seulement vous êtes sûr de trouver le mot… mais encore vous pouvez juger, de par vous-même, de l’adéquation de ce mot avec cette racine… ou une autre.

Reste la question des « Concordances » où se trouvent les mots semblables, ou d’orthographes à peu près semblables, car il y a deux sortes d’écriture : l’une dite pleine (M L hA = 26) ² avec certaines voyelles écrites ; l’autre défective (cH Ss R = 43), où il en manque. Cela… en principe, car il y a bien d’autres anomalies plus précieuses, des substitutions de toutes sortes… comme il y a différentes sortes d’Uranium à partir d’Ur.235. Il existe de magnifiques Concordances, à notre Bibliothèque Nationale, dont celle de Joseph Fürst, par ex., où, d’un bon coup d’œil, j’ai distingué — instantanément — le déplacement d’avant en arrière du Waw, dans le fameux : Th W L D W Th. Or, c’est le témoignage le plus simple et le plus sûr du génie de la langue. Au lieu de quoi, les grammairiens (même au Séminaire Israélite de Paris) parlent de passé et de futur… et non d’inachevé et d’achevé ; ce qui est le meilleur moyen de masquer leur propre génie hébraïque.

Pour l’instant, j’ai dû me rabattre sur un travail allemand, la Konkordanz de Gerhard Lisowsky (Stuttgart, 1958). Lui avoue que sa Concordance n’a pas pour but de permettre l’étude des formes de mots (ce qui est précisément le problème de l’exégèse interne) mais de promouvoir des recherches de sémantique !… Il ignore les graphies anormales, voulues par les esdraïques, conservées intactes depuis 25 siècles. Un vrai miracle, un miracle vrai ! Peu lui chaut. Cherchez Y Sh chA Q (Isaaq) — dont nous avons vu l’importance p.126 —, orthographié ainsi 4 fois seulement. Comme il ne l’a point séparé d’Y Ts chA Q dans ses fiches, il faut vérifier dans le texte cinquante références pour savoir où, pourquoi, comment, en raison de quoi le nom d’Y Ts chA Q est écrit autrement ! Heureusement j’avais de précieuses photocopies d’articles du P. Henry Hyvernat, sur la Massore, que Philippe de V. m’avait adressées de Rome.

Notes projet

✅ Vérifications MCP :

  • מלא (« pleine », écriture plene) : E=26 ✓ exact
  • חסר (« défective », écriture défective) : E=43 ✓ exact

Rappel de l’importance de la graphie י שחק (Isaaq, 4 occurrences) déjà établie p.126 du chapitre III — confirme la cohérence interne du corpus de Bardet sur ce point précis (déjà vérifié dans le projet : « le nom Isaac est écrit ישחק 4 fois »). Référence bibliographique riche : Davidson (Analytical Hebrew and Chaldee Lexicon), Joseph Fürst (Concordance), Gerhard Lisowsky (Konkordanz zum Hebräischen Alten Testament, 1958), P. Henry Hyvernat (études massorétiques).


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