La Clef de David (p.241)
En toute leur cuisine, la viande (prémice du Messie Incarné) ne devait pas toucher le gras, l’onctueux, l’huile, qui signifie l’onction par l’Esprit. Il leur fallait trois ou quatre batteries de cuisine pour séparer, sans faille, le végétal de l’animal (saigné) et du gras ! Encore distingue-t-on deux sortes de gras, puisqu’il y a deux spirations (fig.29).
Aussi, les juifs qui ont continué ces observances se sont-ils rabattus sur le poisson « parce qu’ils ont le sang froid, il n’est donc pas la source de leur vie », répète, sans rire, Alex D. Van der Horst ! Se rabattant sur le poisson, l’I.C.T.U.S., le chrétien, ils ont (symboliquement) mangé du « chrétien » dans la Diaspora… Tandis que nous, chrétiens, nous absorbions « réellement » du juif… la Chair de leur Messie. Ainsi, par un nouveau jeu de l’Esprit, l’unité se réalisait dans l’ombre…
Pour Maïmonide, juif rationaliste (donc anti-hébraïque), on ne peut connaître de Dieu que ce qu’Il n’est pas ! Il s’agit de cette connaissance purement rationnelle, impuissante en maints autres cas. Nul ne connaît rationnellement l’Amour. Ni l’électricité : nul ne peut savoir ce que c’est ; on constate un passage d’électrons qui nécessite une bi-polarité pour son existence. L’électricité est un mot abstrait, commode, comme jadis le feu ou l’éther. Chaque fois qu’il y a passage, courant, circuit, c’est-à-dire dynamisme, l’intelligence, qui n’appréhende que le statique, est paralysée.
La « voie de négation », que les Pères grecs appellent : théologie apophatique, déclare, de son côté, que pour définir Dieu, le langage de l’homme sera toujours inexact. Bien sûr, s’il s’agit des mots des philosophes, qui sont tous, à la fois, abstraits et anthropomorphiques. Ce n’est pas pour rien que l’Essence Divine nous a fourni Son Tétragramme. Lui n’est nullement anthropomorphique et exprime parfaitement Son Essence. Car le mot « Dieu » est le plus mal choisi qui soit, sauf peut-être, en l’écrivant (comme un Kabbaliste niçois) : D.I.E.U.
On parle toujours de Dieu lorsqu’il s’agit de l’Essence Divine. Le mot : Essence, trop général pour être anthropomorphisé, convient. Employer Dieu, c’est évoquer une Individualité, là où il y a Trinité. Certes, cette Trinité est in-sécable, in-divisible, mais par suite de Son Essence particulière, continue, qui n’en fait pas une Individualité à la manière d’un monobloc ; ce que ce mot : Dieu, évoque pour l’Occidental non polythéiste. C’est par suite de l’emploi de ce mot Dieu que notre imagination — liée à l’espace tridimensionnel — évoque quelque statue
Notes projet
Argument critique de Bardet contre l’anthropomorphisme du mot « Dieu » (préférant D.I.E.U. écrit en initiales séparées, référence à un « Kabbaliste niçois »), rapproché de la théologie apophatique grecque et du rationalisme critiqué de Maïmonide. Analogie renouvelée avec l’électricité (insaisissable comme l’Amour, connaissable seulement par ses effets). Argument sur le poisson comme aliment de substitution chez les Juifs pratiquants (référence à l’ICTUS déjà rencontré au chapitre V, p.198). Pas de valeur EFP chiffrée sur cette page.
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