La Clef de David (p.230)
b) Eusèbe de Césarée, au 3e siècle, dans sa Préparation Évangélique (L.11, chap. VI), laisse clairement entendre que le Nom Ineffable, en hébreu, correspond phonétiquement à une ouverture de plus en plus grande de la bouche, allant de l’I vers l’A.
c) Le mot Y H W D H, qui désigne le 4e des fils de Jaqob, se prononce, exactement : Y OU D A, confirme le Grand Rabbin de Rome, le docteur Elio Toaff. Il n’a que le Daleth en plus… quatrième lettre du 4e fils… dans le Tétragramme. La cohérence est absolue. Et, depuis un siècle, on a réimprimé toutes les Bibles avec « Yahweh »… cette invention satanique des philologues !
Pas d’unité possible pour l’Un tout seul.
Si j’ai tenu à vous donner dans leur détail les explications difficiles, bien que précises, d’Odile, c’est parce qu’elles fournissent deux leçons essentielles. D’abord, l’Unité Trinitaire, traduite par l’Unité phonétique, faisceau de trois voix, chantant 3 notes vocaliques se fondant entre elles. Tout comme les trois touches d’orgue de Saint Ignace.
Puis l’Unité Scripturaire, traduite, elle, par le retour audible, à la fin du Nom, du Yod initial. Je l’avais soupçonné avant de retrouver ses lettres. Si Odile avait su, elle, que le Nom Ineffable ne doit pas être écrit linéairement, mais circulairement, elle aurait tout de suite saisi la raison de ce « fondu » vocal.
Le Nom au-dessus de tout nom ne peut s’écrire comme les autres, bien sagement alignés. C’est pourquoi, dans des manuscrits en écriture carrée, comme en certains rouleaux de la Mer Morte, vous trouvez les 4 lettres du Nom en une écriture autre, archaïque, très inclinée, où les Hé évoquent, irrésistiblement, les crécelles, tourniquets et cliquets des gosses juifs, lors des Pourim. On s’en sert également au Brésil, lors des extraordinaires Jours de la Passion, à Ouro-Preto, alors que les cloches sont muettes… Et nul n’imagine ce que signifient ces tournoiements et ces cliquailles. Pourtant un jour, un de mes amis, Christian J., ingénieur très cultivé, a vu — en oraison — un de ces tourniquets qu’on vend dans les foires… Son tournoiement était scandé par les mots :
Ac-tum A-go A-men… (Je suis) l’Acte pur ; J’agis ; J’approuve… : « cela est bon ».
Notes projet
Argument phonétique de Bardet appuyé sur Eusèbe de Césarée et le Grand Rabbin de Rome Elio Toaff : יהודה (Youda) se prononcerait de façon proche du Tétragramme, n’ayant qu’un Daleth de plus. Critique renouvelée de la forme « Yahweh » (« invention satanique des philologues »). Référence au manuscrit de la Mer Morte déjà rencontré au chapitre IV (Fig.24, Pesher Habacuc, Tétragramme en écriture paléo-hébraïque archaïque). Pas de valeur EFP chiffrée sur cette page.
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