La Clef de David (p.222)

l’unité, originelle et résultante à la fois, de ces deux vis-à-vis : 82 et 28. Vous retrouverez toutes ces notions entrelacées.

Les Grands Prêtres, fils d’Aaron, bénissaient le peuple avec la main levée et ouverte. Au lieu de réunir simplement leurs trois premiers doigts, comme nos Évêques, ils composaient leurs cinq doigts en trois groupes. Ce qui indique, à l’origine, chez Aaron, une connaissance synthétique des Cinq modalités divines que nous ne retrouverons qu’au 12e siècle, dans le De Trino de S. Thomas d’Aquin, détaillées mais non synthétisées. Le pouce pour le Père ; l’index-et-le-médius réunis pour le Fils en Ses deux natures : humaine et divine ; l’annulaire-et-l’auriculaire réunis pour les deux spirations de l’Esprit. Dès l’enfance, on habituait les descendants d’Aaron à ces groupages, en leur attachant les doigts avec les fils de laine des Tsitsith, des « longues franges » (Matthieu 23.5) de la figure 21. La tradition répandue nous a conservé, fragmentairement, le sens symbolique de chaque doigt. Le pouce (pollex), c’est le plus puissant, le prépondérant. Les lignes horizontales de cœur et de tête aboutissent à la base de l’index, doigt du charnel Jupiter. La ligne du sacerdoce (dite de Saturne), verticale, aboutit, au contraire, au médius, qui s’élève au-dessus des autres doigts, comme le Waw au milieu de la Thorah. L’annulaire porte l’anneau, emblème de toutes les alliances (depuis l’arc-en-ciel jusqu’à la circon-cision) et symbole du circulus de l’Esprit. Enfin, l’auriculaire… « parle à l’oreille » des grands-mères, comme l’Esprit de S. Paul.

Le Grand Prêtre étendait les deux mains, soit en l’air, formant un Shin avec sa tête, soit mains baissées, en joignant les deux pouces, de façon à unir les deux mains-en-une, les deux spirations-en-une. La main droite était le Y H, la gauche le W H. Le Zohar, toujours ignorant, a attribué la clémence à la main droite et la rigueur à la gauche… Si les « méchants » sont placés à gauche, c’est précisément pour les faire profiter de la clémence de cette main…, qui a payé pour eux. Pour insister sur la transmission de l’Esprit, du Hé qui vaut 5, les textes nous rapportent que Jésus imposa les mains cinq fois (Matt. 9.18 et 19.13 ; Marc 5.23 ; Luc 4.40 et 13.13). De même, Galates 2.9 nous rapporte que : « Jacques, Céphas et Jean — qui sont regardés comme des colonnes — donnèrent la main à moi (Saül) et à Barnabé en signe de communion » réalisant un circulus F.P.E.F.P., qui justifie l’ordre anormal des noms, dans le texte grec.

La Thorah possède une clef universelle, un « passe-partout » dont les autres clefs ne sont que des dérivées. C’est le Nom divin :

Notes projet

Développement symbolique sur les cinq doigts (pouce=Père, index+médius=Fils, annulaire+auriculaire=Esprit) rattaché aux Cinq Modalités divines (déjà rencontrées au chapitre IV, Tableau IV). Geste de bénédiction sacerdotale formant un Shin avec les mains levées. Référence au Zohar et à Galates 2:9 (colonnes Jacques/Céphas/Jean). Pas de valeur EFP chiffrée sur cette page — argument symbolique et gestuel.


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