La Clef de David (p.212)
répété que l’écriture égyptienne est uniquement consonantique ¹.
Ainsi, Sir Alan Gardiner, dans sa remarquable et monumentale « Egyptian Grammar » ², répète : « L’écriture hiéroglyphique ignore et omet les voyelles » ; elle n’indique qu’un squelette consonantique, à l’intérieur duquel se jouent des voyelles prononcées, mais non écrites. En conclusion, comme nous sommes et serons toujours « ignorants » de la prononciation des mots égyptiens, « le seul mode de translittération qui peut être regardé comme strictement scientifique consiste à indiquer les consonnes seules ; c’est pourquoi, dans les plus récents ouvrages sur les hiéroglyphes, les signes : poussin et ceinture, par exemple, se trouveront translittérés simplement : w s, sans aucune référence à une vocalisation particulière, attachée à ces consonnes. » Rejetant l’emploi du copte pour vocaliser les inscriptions, il conseille : « La méthode usuellement adoptée consiste à utiliser la voyelle anglaise e, dans tous les cas, sauf celui des consonnes : vautour et avant-bras [correspondant, à peu près, aux hAleph et chAyn hébraïques] ; dans ces deux cas, a (prononcé comme en français) est substitué au e. »
Il n’en était pas ainsi, il y a un demi-siècle. On trouvait, par exemple, le « soleil » transcrit : Ra ou Re, suivant les auteurs ; alors qu’en fait le signe de l’avant-bras se rapproche du chAyn hébraïque, son inconnu aux langues occidentales, son rauque, typiquement sémite. Par convention, prononçons le a ; il nous serait d’ailleurs fort difficile de prononcer le hiéroglyphe du soleil, exprimé par : « Bouche et avant-bras », c’est-à-dire un R roulant suivi d’une gutturale sonore — soit deux gutturales de suite… traduisant la marche solaire ! Retenez la leçon. Méfiez-vous de toute vocalisation postérieure sans aucun fondement, et ne prononcez, n’épelez que le squelette écrit. Je ne dis pas le squelette consonantique, car, parmi les 24 signes classiques de toute grammaire égyptienne, comment peut-on appeler consonnes les signes : panache de roseau et poussin de caille, qui correspondent au Yod et au Waw hébraïques et se prononcent i et ou ? On les a donc traités de semi-voyelles sans — pour cela — oser les débaptiser du terme général de consonne. Quand s’y décidera-t-on ?
Regardez de plus près ce que dit Gardiner. Le Yod et le Waw sont utilisés pour noter les sons i et ou, spécialement en finale. Le Waw, en particulier pour « éviter les ambiguïtés ». C’est possible, mais à re-contrôler à la lumière de ce que vous avez
Notes projet
Développement philologique comparatif hébreu/égyptien (Champollion, Alan Gardiner, Egyptian Grammar) sur la nature consonantique de l’écriture. Pas de valeur EFP hébraïque à vérifier sur cette page.
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