La Clef de David (p.211)
VI
LA CLEF DE DAVID
« Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la Clef de David. Celui qui ouvre et personne ne ferme, qui ferme et personne n’ouvre… Voici que j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer parce que tu as peu de puissance, que tu as gardé ma parole et que tu n’as point renié mon Nom… » Apo. 3. 7-8.
Le 22 septembre 1822, Jean-François Champollion lut à l’Académie son célèbre mémoire, publié sous le titre de « Lettre à M. Dacier sur les hiéroglyphes phonétiques ». « L’effet fut immense dans toute l’Europe » (écrit, en 1867, le Grand Larousse du XIXe siècle), « de nombreuses controverses furent engagées de toutes parts et quelques vaines tentatives furent même faites, à cette époque, pour contester au savant français la priorité de ses découvertes, et ces découvertes mêmes qu’on traitait d’illusoires. »
Comme pour toutes les grandes trouvailles — du bain d’Archimède à la pomme de Newton — Champollion réussit grâce à une intuition : les hiéroglyphes phonétiques (ou phonogrammes) négligent les voyelles, ils ne représentent que des consonnes. C’était une hypothèse de travail fructueuse, mais à nuancer. Ce sont ses successeurs qui, systématisant à l’extrême, ont
Notes projet
Ouverture du chapitre VI, consacré à la question de la vocalisation de l’hébreu biblique et à la « Clef de David » — thème qui se développera autour des lettres sacrées hA.Y.W.H (Tétragramme). Épigraphe tirée de l’Apocalypse (3:7-8). Pas de valeur EFP sur cette page (développement philologique introductif sur Champollion et les hiéroglyphes).
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