La Continuité Hébraïco-Chrétienne (p.196)
Jean, au total : 81 fois. Jésus n’attribue jamais à un autre qu’à Lui-Lui ce nom de « Fils d’Homme », et toujours avant Sa Résurrection. Dans les Actes (7.55), S. Étienne s’en sert une fois : « Voici que je vois les Cieux ouverts et le Fils de l’Homme debout à la Droite de Dieu. » Les Juifs se bouchèrent les oreilles, se jetèrent sur lui et le lapidèrent. Ils avaient condamné Jésus pour la même affirmation (Matthieu 17.64).
Restent trois autres fois. Jean, une fois dans son Évangile supprime le : Του (5.27) ¹⁶. Deux fois dans son Apocalypse (1.13 et 14.14), il reprend la citation de Daniel et répète, lui seul, l’expression : « Comme un Fils d’Homme » pouvant s’écrire : Fils-Homme, d’ailleurs.
Vous avez toutes ces références en grec. Or, Jésus parlait araméen (et non un patois galiléen). Il n’y avait pas d’équivoque possible. Il ne se proclamait pas : B N hA Y Sh ou B N hA D M en hébreu. Il employait l’expression unique de Daniel : B R hA N Sh.
Il faut noter que, dans 82 cas, les rédacteurs des Évangiles traduisent : νιος του ανθρωπου. Seul Jean, citant exactement Daniel, fait sauter le : « de », le : « του ». Paul également, dans son Épître destinée aux Hébreux (2.6). Paul était Rabbi, et les écrits rabbiniques appellent parfois le Messie : l’Homme des Nuées… chA N N Y. Paul insiste sur ce rappel. Déjà Matthieu (24.30) nous rapporte que Jésus a indiqué le signe du Fils de l’Homme dans le Ciel : τω ουρανω à ses disciples.
C’est chez S. Jean : Ιωαννης = 85. 40. 4, « le seul qui n’ait jamais trahi », qu’il faut chercher les concordances exactes. Quand il a écrit son Apocalypse — qui clôt le Nouveau Testament — sachant ce qui arrivait aux précédents écrits, il a bien soin de préciser, in fine : « Si quelqu’un ajoute, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce Livre, et si quelqu’un retranche des paroles de ce Livre Prophétique, Dieu lui retranchera de sa part de l’arbre de Vie et de la Cité Sainte, qui sont décrits dans ce Livre. »
En effet, si la Thorah nous a été transmise intégralement depuis 23 siècles, depuis sa recension par Esdras, il n’en est point de même des textes du N.T. Contrairement à ce qu’imaginent les critiques, on n’y a pas qu’ajouté, mais des copistes ignorants ont détruit certaines numérations, des expressions anormales voulues ont été « normalisées ». Mais surtout, on a retranché. En de nombreux manuscrits, la péricope de la femme adultère, rapportée par Jean (8.3 à 11), a été supprimée volontairement. Cela en quatre grands manuscrits anciens, quatre manuscrits
Notes projet
⚠️ Ιωαννης = 85.40.4 est une valeur en isopséphie grecque (non hébraïque), hors du système MCP actuel (base Tanakh massorétique). Non vérifiable avec les outils du projet ; à noter comme donnée externe de Bardet.
Pas de valeur hébraïque EFP nouvelle vérifiable sur cette page (בן איש, בן אדם, בר אנש sont des rappels de p.195, déjà vérifiés). Argument narratif : décompte des 85 occurrences de « Fils d’Homme » dans le N.T. (81 chez Jean + 4 autres cas particuliers) répondant symétriquement aux 85 signataires d’Esdras/Néhémie (p.195).
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