La Continuité Hébraïco-Chrétienne (p.186)
constituer une communauté que sous un angle moral, en aucune façon raciale. Leur seul lien provient des pratiques de la religion judaïque, postfabriquée par les Talmudistes. Pratiques fondées sur une sorte de magie imitative d’ordre psychique et non pneumatique. Ce qui n’empêche nullement — malgré l’absurdité des « réglementations réglementées » — un véritable amour chez les Hassidim par ex. Mais tout amour est personnel ; les règles, elles, sont communautaires. Ce n’est pas l’amour, mais les règles qui font le Juif. Le Juif des ghettos (ignorés en France) appartient à l’ethnologie, comme « relique » d’une civilisation sclérosée.
Jésus avait annoncé qu’Il amènerait la division dans les familles (Luc 12.53, corroborant ce qu’avait prophétisé Michée 7.6), car l’union avec Dieu n’est point une question de race, de sang ou de tribu (toutes choses communautaires) mais de choix individuel, de soumission personnelle et amoureuse — ou pas — face au Plan Divin, si paradoxal soit-il ! Le cas type reste celui des fils de Gamaliel Ier, dont l’un : Abibon, se convertit comme son père ; l’autre : Siméon, l’aîné, pas. Bien plus, il engendra Judah le Nashi, lequel mit par écrit la Mishna pharisaïque, contrairement à la Loi Mosaïque. Abibon et Siméon ben Gamaliel sont, également, de race juive, de la race même de Jésus, mais Abibon choisit la voie mystique, celle qui rejette la lettre et « laisse Dieu tout faire » en nous ; Siméon choisit la voie ascétique, celle du pharisien qui croit acquérir des mérites… se hausser de par lui-même. C’est la voie même de l’orgueil spirituel… Celle en laquelle l’Église est tombée, de plus en plus bas, depuis le 13e siècle ! Comme il s’agit de performances toutes humaines, un pharisien trouve toujours plus pharisien que lui… A la Mishna succéda la Gemara, et tout un peuple fut enserré dans des liens inextricables qui durent encore…
Être Juif et « se dire Juif » a deux sens opposés, selon le vocabulaire johannique de l’Apocalypse ou le sens banal actuel. Pour Jean c’est une qualité, car un vrai Juif est celui qui suit la religion mosaïque, explicitée par le Christ. Aussi traite-t-il de « menteurs » ceux qui sont (en fait) de la Synagogue de Satan… « l’adversaire » et « se disent Juifs ». On ne peut être plus « prosémite » que Jean, fils adoptif de Marie. La majorité des premiers Chrétiens étaient Juifs, en particulier les 15 premiers Évêques de Jérusalem (15, nombre des degrés du Saint), d’où les survivances liturgiques.
A notre époque, un Juif est, au contraire, celui qui adhère — peu ou prou — au Talmudisme. Un Israélien n’est pas force-
Notes projet
Développement doctrinal (Mishna vs Loi mosaïque, sens johannique de « Juif », critique du pharisaïsme étendue à l’Église post-13e siècle). Transcription mot pour mot, sans intervention critique sur le fond théologique/polémique. Pas de valeur EFP citée sur cette page.
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