La Continuité Hébraïco-Chrétienne (p.183)

même, le courrier m’apporta la « lettre hebdomadaire sur les Signes des Temps » de H. Simons, qui m’apprenait les circonstances exactes de la conversion, instantanée, d’un petit-fils d’Israélite, le journaliste André Frossard.

Les circonstances furent anormales, extraordinaires, uniques à ma connaissance. Il convient de s’y arrêter.

André Frossard y met l’accent sur l’inexplicable : « C’était le 8 juillet ». Le 8 est, vous le savez, le signe de « le Lumière Incréé », nombre-racine de Y H W H. André (c’est-à-dire : Homme) est totalement « indifférent » à tout : « Mon regard… je ne sais pourquoi, se fixe sur le deuxième cierge qui brûle à gauche de la Croix. Non pas le premier ni le troisième, le deuxième. C’est alors que se déclenche brusquement une série de prodiges… Je ne dis pas que le ciel s’ouvre ; il ne s’ouvre pas, il s’élance, il s’élève soudain… C’est un cristal indestructible, d’une transparence infinie, d’une luminosité presque insoutenable, et plutôt bleue » (cf. mon « Je dors, mais mon cœur veille » p.33, note 17).

Ainsi donc, près de 23 siècles après que le Lumière Incréé, incarné par le 2e bec, s’est éteinte dans le Saint, dès la mort de Shiméon le Juste ; cette Lumière se manifeste, à nouveau, par le truchement du 2e cierge, dans une humble chapelle de la rue d’Ulm. Celle des Sœurs de « l’Adoration Réparatrice », congrégation fondée en réplique sacrée aux sanglants excès révolutionnaires de 1848. Et ce, précisément, au fils du premier Secrétaire Général du Parti Communiste Français. Une quinzaine d’années après qu’Oscar Frossard (que ses amis appelaient du nom du Roi des Francs : Ludovicus = Clovis) eut été le responsable de l’introduction de la IIIe Internationale, c’est-à-dire de la Haine engendrant la Haine ; le doctrinaire de cette scission de Tours, dont les conséquences, funestes pour l’Unité Française, se sont montrées sans limite ⁵.

Coïncidence, direz-vous, cette histoire des deux chandelles de ces deux chandeliers, identiquement placées. Identiquement, car la petite chapelle, à l’inverse de l’orientation chrétienne, est — comme le Temple de Jérusalem — orientée vers l’Occident.

Je connais trop ce genre de coïncidence. Plusieurs fois déjà, j’ai reçu un total inconnu venu m’apporter — à l’instant précis où j’en avais besoin pour rédiger — le document de contrôle. Cette fois, c’est la réponse instantanée à ce que je venais d’écrire sur la proche conversion des Juifs, des vrais Juifs abandonnant « les menteurs, ceux qui se disent Juifs », comme le précise Jean, ce qui doit avoir lieu à l’époque de la 6e Église de son Apoca-

Notes projet

Page narrative (récit de la conversion d’André Frossard, 8 juillet 1935, chapelle de la rue d’Ulm) — pas de valeur numérique hébraïque à vérifier ici. Bardet relie le chiffre 8 du jour de conversion au « nombre-racine » de YHWH (racine numérique 26 → 2+6=8), argument déjà rencontré ailleurs dans le corpus (P(378)=P(189)=9 est l’équivalent trinitaire ; ici c’est un P similaire appliqué à YHWH). Détail biographique : Oscar Frossard (père d’André), figure du PCF, épisode du Congrès de Tours (1920).


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