La Continuité Hébraïco-Chrétienne (p.181)
SIÈCLES avant J.-C., en prévision de l’adultère intellectuel avec les idoles de l’hellénisme, rend compte de la surdité des Juifs les plus instruits au mot de passe : Fils d’Homme, sans cesse répété par Jésus. Or, si personne n’en a soufflé mot chez les Chrétiens, jusqu’à ce jour aucun Rabbin ne l’a fourni comme excuse à l’erreur judiciaire.
Au lieu de vouloir truquer l’histoire — comme l’a fait toute sa vie Jules Isaac — il faut se baser sur le seul jugement autorisé, celui du Christ. Le diagnostic d’irresponsabilité proclamé par Jésus du haut de la Croix : « Ils ne savent pas ce qu’ils font »… (Luc 18.34) implique, nécessairement, la perte antérieure de la religion hébraïque. La culpabilité des Docteurs — et d’eux seuls — provient de l’auto-fabrication d’un monothéisme de dissuasion. Dès lors, le Judaïsme n’est plus une religion (il n’a jamais eu de théologie. cf. chap. VII, p.283), mais une philosophie morale, « Le Judaïsme n’est pas une religion, le mot n’existe pas en hébreu », déclara, d’ailleurs, M. Emmanuel Lévinas, Directeur de l’École Normale Israélite Orientale (Congrès Juif Mondial, 1963).
L’attitude des Chrétiens est inadmissible ; pire, anti-chrétienne. La responsabilité des Juifs ne regarde que Dieu, qui leur a pardonné de toute éternité. Vis-à-vis des Goym, des Nations, l’erreur des Pharisiens orgueilleux, des Saducéens sans foi, de la populace sans conscience, n’a profité qu’aux Goym, lesquels devraient s’écrier (comme Augustin, pour le péché originel) Felix Culpa ! Bienheureuse faute qui a permis à la mission des Hébreux de s’étendre à tout l’Univers, de se catholiciser au sens exact. Ceux qui n’ont pas profité, les complexés, les brimés, les persécutés, les rejetés-vers-le-Veau-d’Or, ce sont les Juifs. Bénéficiaires de leur Trésor Spirituel, nous devons tout faire pour les libérer de leur propre ghetto intérieur.
Toujours est-il que le dernier Pontife, saint et porteur de la Tradition, fut Shiméon le Juste, le dernier des 120 Membres de la Grande Synagogue Esdraïque.
Grâce au 9e fragment du Manuscrit B, hébreu, nous possédons le nom exact de ce Shiméon, fils d’Onias. C’était :
Sh M chA W N B N Y W chA N N N = 171. 63. 9
c’est-à-dire Shimon fils de Jean qui — en grec — aurait dû s’écrire : Ιωαννου et non : ονιου, qui est le diminutif.
Cette première rectification opérée, quel va être le premier
Notes projet
✅ Vérification MCP : שמעון בן יוחנן (Shimon Ben Yochanan) = [171.63.9] ✓ exact, conforme point pour point à Bardet.
Passage théologiquement sensible (rapport judaïsme/christianisme, jugement sur Jules Isaac et E. Lévinas) — transcription mot pour mot, sans commentaire critique de notre part sur le fond. Voir Pistes-ch5 pour le traitement éditorial de ce type de passage.
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