NOTES DU CHAPITRE IV (p.171)

1. Voici un jugement de M. Guy Morançon, sur la partie médiane de la Fantaisie en sol majeur de Bach : « Polyphonie compacte à cinq voix, absolument continue, sans aucune cadence conclusive ou suspensive qui vienne interrompre le discours, les périodes naissent et renaissent l’une de l’autre dans une perspective qui s’agrandit sans cesse, qui s’ouvre démesurément jusqu’au dernier accord qui, ô surprise ! est un septième diminué » (Art sacré : La musique sacrée, juillet-août 1957). Qu’on compare avec le Récitatif à cinq voix de la Genèse, dont je donne la structure… L’analogie est étonnante jusqu’à la fermeture du circulus trinitaire.

2. Le verbe : être, généralement sous-entendu dans la phrase hébraïque, est ici, indiqué à l’achevé. Cela exprime la préexistence de la Terre en la Pensée Divine : la Terre : H hA R Ts, était en puissance.

3. Au contraire, dans la même phrase, ténèbres et abîme n’ont pas l’article déterminatif, pour souligner leur inexistence.

4. W R W cH hA L H Y M n’est pas au « construit » (c’est-à-dire au génitif), observons-nous, ainsi que Drach ; le texte ne porte donc nullement l’Esprit de Élohim, mais exactement : Esprit-Élohim ou, si l’on veut Esprit-Dieu, Dieu-Esprit, car l’article ne figure pas devant les noms propres en hébreu. Le texte porte W R W cH, d’où le total… 92… en puissance de 29… hA D M.

5. Lumière : hA W R sans article, est un masculin et commence par un hA, l’Aleph, première lettre de l’Alephbeth, comme tout ce qui est « premier ». Il n’a pas l’article car « il » est déterminé au départ. C’est le même mot : Y H Y qui signifie le futur et (avec le W conversif) le passé, Y H Y… W Y H Y indiquant, dès le départ, le rôle du W consonne, la nature charnelle du W. Nous insistons, parfois, en écrivant V.

6. Lumière : hA W R — 27 (qui contient toutes énergies en puissance) jugé : Bon, prend — maintenant — l’article : H hA W R. Ténèbres aussi : H cH Sh Q, car elles sont déterminées par le Lumière.

7. On appelle ordinairement nom théophore (qui porte Dieu, qui proclame Dieu) tout nom propre qui agglutine une partie du Nom Divin. Pour nous en tenir à Y H W H, il y a 163 = 10 noms propres de ce genre dans la Bible, dont 48 = 3, comportent Y W ou Y H W au début, et 115 = 7, Y H ou Y H W à la fin. Parmi les premiers noms propres théophores qui apparaissent dans l’Écriture, notons ceux de Y H W D H = Juda, qui possédera le Temple, et de Y W Ss Ph = Joseph d’Égypte, image du Sauveur.

Notes projet

⚠️ Note 7 : le nombre 163 — Bardet dénombre 163 noms propres théophores contenant YHWH dans toute la Bible (décomposés 48 au début + 115 à la fin). Ce chiffre est identique au décompte de 163 occurrences du lemme H3068 en Genèse établi récemment par le projet dans Bardet-153-Tetragrammes-Genese-maqqef-3978 — mais il s’agit ici de deux ensembles très différents (noms propres théophores dans toute la Bible vs. occurrences du Tétragramme dans la seule Genèse) : coïncidence de chiffre à ne pas sur-interpréter, mais à signaler comme rapprochement frappant.

✅ Note 5 : הוא (« il », lu hA W R selon Bardet — en réalité אור, Lumière) — Bardet donne « 27 » pour hA W R.


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