Le trésor secret d’Ishraël (p.166)
bablement, nombre de « passage » salvifique. Abraham (et non plus Abram) met sur l’épaule d’Hagar, à la manière égyptienne, du pain (W Y Q H — L cH M = 84. 30. 3) et une outre d’eau… Y L D. Y L D veut dire : « petit enfant » et nullement « l’enfant » : c’est le mot employé pour Itsaaq quand on le sèvre (vers. 8). Abraham et Agar ont ce mot sur les lèvres pour leur « petit »… seule expression qui puisse leur venir naturellement. Mais, lorsque Élohim et le narrateur le désignent, eux le nomment : N cH R = jeune homme, quatre fois de suite.
Pour nous faire croire à un doublet, la Bible de Jérusalem n’hésite pas : 1° à traduire partout N cH R, employé par Dieu, par « le petit » ! 2° à le faire mettre sur l’épaule de sa mère… ce qui ne peut tromper personne de bon sens. Ce truquage, inadmissible, est grave car il a été approuvé par tout l’ordre dominicain, Maître du Sacré Palais en tête.
Qui ne sent pas que la frappe d’authenticité du texte biblique vient, justement, de cette double appellation : enfant-jeune homme, suivant que le dit vient des parents (pour lesquels leur fils, même à 40 ans, reste toujours leur enfant) ou des « objectifs » ? Il faut être desséché par la formation livresque pour vouloir faire parler « objectivement » des géniteurs… Il faut avoir perdu tout sens de la vie et de l’amour. Dans ce cas, comme aurait dit la courtisane vénitienne à Rousseau : « Laissez les Écritures et faites des mathématiques. »
Cette fois-ci, pas de source. Quand l’eau de l’outre fut épuisée, Ishmaël fut le premier à agoniser de soif. Hagar s’assit à un jet d’arc pour ne pas voir mourir l’enfant. Elle pleura et cria. Élohim fit le sourd mais « entendit la voix du jeune homme » : N cH R, puisque, lui, s’appelle Y Sh M chA hA L (en contracté : entendu par Dieu). Un Ange d’hA L H Y M, cette fois, appela Hagar, du haut des Cieux : « Sois sans crainte… Je ferai de lui une grande nation », celle d’hA L L H, évidemment.
Concluons. Nous avons rencontré une double intervention divine. D’abord de Y H W H, puis d’hA L H Y M… très exactement disposée suivant la graphie même d’Y — Sh M chA — hA L. Cette intervention double suit l’ordre des deux Alliances d’Abram avec Y H W H et d’Abraham avec Élohim, qui précèdent.
Il n’y a aucun doublet documentaire, séquelle de deux traditions dans la Bible qui soit la insistantes, toujours renouvelées, enrichissantes, faisant progresser dans la connaissance trinitaire. Les grands rabbis n’ont jamais fait cette erreur. Raschi, par exemple, pense que lorsque
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Notes projet (ajout 2 sept. 2026)
❌ ויקח־לחם = 84.30.3 : coquille de lecture. Gn 21,14, get_word_analysis (maqqef) : ויקח־לחם = [87.33.6]. L’écart de −3 sur E, F et P correspond exactement à ח (8) lu ה (5) : Bardet a lu ויקה. À dater contre l’édition 1984. Voir Pistes-ch4 (règle C6).