Structure architecturale et musicale du récit Mosaïque (p.151)
de Saint Jean. En effet, on peut ergoter sur l’interprétation du mot « Logos », et les ignorants de la D B R ne s’en sont point fait faute. Dans le prologue de la Genèse, il n’y a pas simplement allusion en matière trinitaire, il n’y a pas à interpréter, mais à constater objectivement une structure mélodique implacable.
C’est pourquoi nous sommes conduits à penser que — même après le départ de Lumière Incréé — les Scribes et les Docteurs de la Loi, ayant scruté avec attention la Thorah, n’ont pu ignorer la Trinité. Le heurt entre les Juifs et les Chrétiens eut lieu sur la personne du Messie, Fils de Dieu. Pas un instant, dans les Évangiles ou dans les Actes, il n’est question de discussion Trinitaire. Que les historiens égarés, comme Marcel Simon, vérifient. L’antitrinitarisme militant date du Talmud… Il est tardif, car reconnaître la Trinité Hébraïque forçait à reconnaître Jésus comme Fils. L’antitrinitarisme n’est pas le simple résultat d’un oubli, mais une tricherie calculée.
Comment cette structure aurait-elle été une nouveauté absolue pour une âme fidèle, habituée aux Écritures, telle que Marie ou Joseph ? Trente ans avant la prédication de l’Évangile et la mention de la formule baptismale chez Matthieu 28. 19 (celui qui emploie les expressions traditionnelles en Ishraël, sans juger nécessaire de donner des explications), que constatons-nous ? L’immédiate adhésion de Marie et Joseph.
Comment concevoir l’obéissance immédiate de Marie — toute nourrie de Psaumes Davidiques — si Elle avait ignoré, auparavant, les Trois Personnes ? Lorsque l’Archange Gabriel lui aura dit :
E. « L’Esprit-Saint (R W cH Q D Sh) viendra sur toi
P. et la Puissance du Très-Haut (chA L Y W N) te couvrira de Son ombre,
F. c’est pourquoi l’enfant sera Saint et sera appelé Fils de Dieu ». (Luc 1. 35),
Elle ne posera plus aucune question. L’Archange l’a parfaitement satisfaite par cette explication trinitaire. Tout y est.
Et Joseph ? Comment imaginer qu’il ignorait la Troisième Personne de (Genèse 1. 2) : l’Esprit-Saint, lorsqu’il suffit — pour le rassurer — de cette phrase de l’Ange du Seigneur, lui apparaissant en songe : « Ne crains point de prendre chez toi Marie, ton épouse, car ce qui a été engendré en Elle vient de l’Esprit-
Photo : IMG_20260901_225205.jpg · Voir l’original